Ceux là.
Y a ceux que l’on aime pour leur sourire, pour leur carrure, pour leur démarche. Ceux que l’on aime pour leur aménité, pour leur écoute, pour leur doigté. D’autres que l’on aime pour leur queue turgescente, leur fougue, leur bordel ambiant et la manière de s’oublier une fois les couettes remontées sur l’échine, de transpirer voire même de jouir, de planter les crocs dans votre chaire devenue coton l’espace de quelques minutes. Ceux que l’on oublie, qui réapparaissent parfois, ceux qui restent malgré les mois qui passent. Ceux qui détruisent et ceux qui hantent comme une mort qui débarque un samedi d’octobre. Y a ceux qui mentent, ceux qui fatiguent, ceux qui savent où appuyer pour que ça gicle. Y a ceux qui deviennent des amis, ceux qui deviennent des ennemis, ceux dont on a rien à foutre, les erreurs de parcours, les détours de faiblesse. Les cinglés, les maladroits, les enculés, les puceaux de tous vices, les jolis coincés timides et les flirts de promo. Y a ceux qui laissent des cicatrices, des griffures et des organes déchiquetés par la rancœur et l’amertume, ceux qui aident à te construire et ceux qui dépannent parfois. Y a ceux dont tu te souviens du goût de la bouche, ces baisers gorgés d’alcool et de soleil qu’on t’arrache en fin de soirée, qui maladroitement tentent d’accrocher des canines la membrane gercée de tes lèvres offertes. Seulement je n’aime plus. Je n’aime plus ni les mensonges, ni la douceur, ni la tendresse feinte. Les étreintes qui semblaient me manquer m’ennuient comme le radotage d’une vieille sénile. Je n’ai ni la patience, ni l’envie de revivre cette fadeur de ces derniers instants, à s’accrocher aux perches que l’on se tend à l’un, que l’on se tend à l’autre, à minimiser nos problèmes et le temps que l’on se fait perdre à tout planquer sous des sourires, de peur de perdre tout dans un de ces silences qui nous plombent à chaque fin de phrase. Je n’aime plus ni le goût du Margaux 86, ni l’odeur des agrumes. Je n’aime plus la sensation d’apprendre que cela vienne de toi ou des livres que je parcours distraitement. Je n’apprécie que la verve de certains inconnus et les gribouillages que fait ce compagnon de train sur son carnet de dessin. En éternelle insatisfaite je renoue avec moi-même vu qu’au fond je suis sans doute la seule à savoir ce que je veux encore.

(Kikoo Snae)
Lache.
Pour E.
Pour mieux apprécier la descente, il faut que tu lâches prise. Que tu acceptes, que tu te laisses porter sans t’accrocher avec ce qu’il te reste d’ongle aux parois humectées des roches qui te construisent. Que les visages inconnus ne te dégoûtent plus, que tu ne te poses plus de question dans un lit qui ne t’est pas vraiment familier, que tu ne regrettes pas ces libertés que tu t’offres. Reconstruire, recommencer. Apprendre des autres, accepter le fait que tout ne se passe plus comme avant, que la lessive n’ai plus cette odeur, que le pain du matin n’ai plus le même goût. Il va falloir que tu apprennes que tu as tout le temps devant toi, qu’il faut que tu rayes ces choses qui te nuisent. Essayer de garder le bon dans tout ce tas de moisissure, comme un fromage oublié dans un fond de bac de frigo. Épuiser sa rancœur dans des litres de vin blanc, vu que tu n’aimes que ça, s’arracher les ongles, ronger ses cuticules. Juste histoire de se mettre un truc sous la dent au lieu de te ronger l’esprit. Quand je vois l’énergie que tu dépenses à détester, je me dis que ça serait génial si tu t’impliquais de la même sorte dans les choses que tu aimes vraiment, tu réussirais sans doute à taper dans le grandiose. Écoute moi bien ma grande, t’es pas quelqu’un de con, dans le fond. On le sait, toi et moi. T’es pas le genre de sombre crétine complètement paumée, t’as tes repères, tes convictions et quelques idées pas trop connes. T’es juste le genre de meuf qui s’engage dans des causes perdues à bras le corps, qui sait pas trop ce qu’elle branle dans la vie, ni ce qu’elle fout là. T’es le genre de connasse qui reste les mains pendantes, la gueule ouverte, à regarder autour d’elle comment le monde fonctionne, parce que t’as toujours pas vraiment compris. Tu regardes les faits divers en haussant les sourcils, les yeux écarquillés. Tu me demandes chaque jour pourquoi les gens sont si affreux entre eux, et pourtant tu es la première à cracher sur ceux qui n’ont pas eu ta chance. Mais je ne t’en veux pas. Tu es quelqu’un de beau, tu es quelqu’un de bien. Assise dans ta robe mauve à regarder tes pieds, à lancer parfois un sourire plus sincère que celui d’un enfant, tu sembles plus solide que la table en marbre sur laquelle tu t’endors quand l’horloge s’énerve. Les choses s’arrangent toujours, c’est à mon tour de te l’assurer.
Alter et égo..
Je tremble, me contracte, me replie. Ça n’est pas à cause de la froideur crispante de la brise Bruxelloise qui s’immisce dans mon cou, qui étreint mes cheveux, c’est à cause de la tienne, de ton mutisme, de ta colère qui nous ronge, qui fait l’effet d’un couteau mal affuté sur une langue encore chaude, palpitante. J’ai la main qui s’agite sur le clavier tactile, il m’arrive de faire ton numéro machinalement, histoire de voir si je m’en rappelle encore, si le temps ne t’a pas encore ensevelit sous le sable des secondes passées loin de tes yeux. Puis je me souviens de ce qui nous sépare à l’heure actuelle. Je regarde à droite, à gauche, enfonce mon téléphone au plus profond de ma poche, comme pour te camoufler en attendant que tout aille mieux, comme pour cacher les soucis et les protéger des yeux des autres, comme pour passer sous silence le fait que je suis imparfaite.
L’unique chose dont je suis persuadée, c’est que nous avons besoin d’un « nous », que ça soit enlacés ou sur une photo épinglée à mon mur. J’ai besoin de toi, que ça soit tapi au fond d’un souvenir flou ou à travers un regard dédaigneux balancé à l’autre bout de la rue. Jamais nous ne réussirons à avoir la même version des choses, il faut s’en persuader. Tu n’as eu, au final, que les miettes d’un sandwich à la merde rance, à la mélasse gluante et visqueuse arrosée d’une bonne rasade d’amertume, et je suis désolée de les avoir semer si près de tes pieds. Si je suis la victime, comme tu le dis si bien, c’est uniquement celle de ma perdition passée, de mon envie de tout foutre en l’air comme une gamine capricieuse. Je te donnerai le temps qu’il te faudra, il est possible que cela prenne une vie. J’ai peur que le jour où tu te rendras compte de tout cela, il sera trop tard pour combler la faille creusée par la rancœur. Nous classerons alors cette histoire dans le dossier de celles qui n’auraient jamais dues exister, parce qu’en partageant nos vies, nous avons naïvement pensé que nous serions moins fragiles que les autres. A critiquer les couples qui s’engueulent, à donner raison aux gens qui sont dans le tort, à en rire un peu, sans doute trop noyés dans la pâte homogène et sucrée que nous étions à deux. Quelle belle brochette de connards nous faisions, toi et moi, bordel. On avait la cote. On était l’avenir, on faisait sourire les petits vieux avec notre saloperie de fusion. Que vous êtes beaux, tous les deux, ils disaient. On faisait nos petites saloperies loin des yeux de la morale publique, même si c’était pour se foutre sur la gueule de temps à autre, on terminait toujours le débat en s’empiffrant comme des boulimiques devant une série à la con. T’as toujours été le frangin au final, le type qui me fait gentiment la moral, avec qui je me tabasse histoire de déconner un coup. J’ai encore la sensation de tes jambes brûlantes sur les miennes, qui brassaient dans les draps pour retrouver une peau familière. J’ai encore le souvenir de ta tête le matin qui te faisait 5 ans de moins malgré la barbe naissante, de cette odeur dont je m’imprégnai jusqu’à en devenir saoule, de ces oreillers qui suintaient l’ataraxie, la passion et les journées à ne rien branler, à pester contre le monde parce que nous au moins, on vaut mieux que tout ça.
Depuis trois semaines, je récupère des morceaux de toi du bout des doigts et des lèvres, comme pour mieux terminer un dessert qui a goût de trop peu. Je n’arrive pas à comprendre comment nous en sommes arrivés là, qu’est-ce qui m’a poussé à transcender mes interdits, mais qu’importe. A chaque fois que tu me frôles je me brise en un frisson, je me bats contre le menton qui tremble dès que tu me plantes tes pupilles acerbes dans la gueule. Je sens qu’elles crient que tu m’emmerdes, que tu me dirai bien volontiers d’aller me faire enculer à droite à gauche par n’importe quel fils de pute, parce que de toute manière ça ne te regarde plus. Mais si tu savais simplement que la moindre main qui me touche, si ça n’est pas la tienne, est comme un pinceau plongé dans du ciment. Elle me fige, me bloque, m’arrête instantanément. Ce que je vis à travers toi me rends frigide aux yeux des autres, je deviens prude, froide et timide, incapable d’assumer la moindre part de nudité si ce n’est pas pour être regardée par ces trucs incroyables qui te servent d’yeux, dévorée par cette putain de bouche qui me plombe l’estomac. J’ai les genoux qui flanchent quand je sens ton parfum, et je maudis le sale con qui ose le porter à ta place. Il suffit d’un truc pour me plonger dans une érotomanie des plus nuisible. Je te vois partout. Je te vois dans ma rue, dans les bus, dans le métro, dans mon lit. Je te vois dans mes rêves, dans mes pensées les plus intimes, quand je parle de la pluie et du beau temps à des gens dont je n’ai rien à carrer. Je me censure constamment pour ne pas prononcer ton nom, pour ne pas contaminer les autres de la maladie que tu es devenu. Alors je ferme ma gueule, à mon tour. Je ne dis plus rien. Puisque la seule chose qui me fait encore vibrer à ce jour, c’est quand tu me traites de pute en agitant les bras, en me faisant comprendre que j’ai vraiment tout fait foirer avec mon immaturité de sale petite merde inconsciente. Il m’a fallu un moment pour me rendre compte que si je poussais le bouchon un peu plus chaque fois, c’est simplement parce que les seuls moments que tu m’accordes sont ceux où tu m’éructes dessus comme un forcené, où tu vacilles entre la haine, l’envie de meurtre et la tendresse irraisonnée que nous partageons l’un pour l’autre. Je sais que cette fois, il ne suffira pas de te sourire, de nous faire à bouffer en riant toute seule et de me nicher dans le creux de tes bras en geignant pour réparer tout ce carnage.
Agenouillée dans ma cuisine, habillée comme un croque mort, je gobe mon sandwich thon-st Moret en reniflant. Le temps nous dira tout.
(Pas d’image aujourd’hui parce que vous êtes des connards)
Prisme.
ll a suffit que je pousse la porte vitrée de mon troquet habituel pour savoir que tu étais là, les genoux frétillants d’hystérie. Ton parfum m’a toujours rappelé la salle du trône de chez ma grand-mère. Un mélange d’eau de Cologne de médiocre qualité et de petit pot pour bébé digéré. Je n’ai pas cherché midi à quatorze heure pour croiser ton regard vague de fumeuse de joint malhabile, ta gueule chevaline et ton sourire édenté, celui qui remonte à chaque soubresauts tes pommettes flasques, vrombissantes. De toute manière, en y pensant, tout te fait rire. De tes copains grandes folles au barman qui te demande froidement de régler ta note, y a pas un seul putain de truc que tu ne trouves pas hilarant dans cette existence que tu te plais à vivre. J’ai toujours trouvé que le contenu de chacune de tes phrases était à chier, je te l’avais déjà fait remarqué à plusieurs reprises. Pas que tu sois quelqu’un d’incroyablement con, non, mais parce que tu t’obstines à flinguer tout ce que tu peux dire de censé par un indigeste petit « je déconne, je plaisante, non mais c’est pas vrai hein » qui ponctue le moindre de tes dires un tant soit peu astucieux. Tu lèves vers moi tes grands yeux rougis et globuleux, m’agresses avec ce qu’il te reste d’incisives. Ma présence a l’air de te rendre euphorique, tu piétines de plus belle, tes rotules s’entrechoquent. Je m’attends à voir remuer une queue sur ton boule en goutte d’huile. Tu tires une chaise vers toi pour que je pose mon cul, tu me pries maladroitement en avançant que ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vu, tu deviens quoi, j’ai appris que t’avais eu des soucis. Je serais vraiment bien tentée de t’expliquer que tu ferais mieux de te mêler de ce que devient ta chatte. A ce qu’on dit sur toi, tu files la chaude pisse à des types de 20 ans tes ainés. Mais qui sait, te connaissant un minimum, je peux presque penser que tu trouveras une manière de tourner ça à ton avantage, histoire de renforcer, d’un dernier coup de collier, l’image de fille subversive et pseudo-rock’n'roll que tu t’amuses à te coller, en vain. Tu parles de tes projets photo en postillonnant tes enzymes sur ma gueule crispée, je t’avoue de vive voix que je les trouve à chier, sans prendre une seule seconde pour argumenter. Et toi de me dire que mes critiques sont à tes yeux les plus constructives. Tiens, suce moi un peu là, t’as pas encore fait cette partie de mon corps.
Tu donnes un petit coup dans le pied de la chaise, histoire de me rappeler que l’invitation tient toujours. Je jette un coup d’œil vers ceux qui ont la patience de t’accompagner, et je me dis qu’au final, t’es sans doute la mieux lotie dans ce groupe de résidus de curetage. Comment t’expliquer, une fois pour toute, que ça ne m’intéresse définitivement pas de passer des soirées avec toi, que non, décidément, je ne penserai pas à appuyer sur ta sonnette poisseuse pour manger dans tes assiettes malpropres nettoyées au torchon sale ou à tes fringues, la différence est maigre, parler de la pluie et du beau temps, de la seule chose que nous avons en commun, les cheveux bruns.
Un ami me rejoint, pousse à son tour la porte d’entrée dans un grincement macabre. Dans une autre vie, je n’aurai que des proches ponctuels.

Cas d’école.
Voilà un bien beau pavé mal écrit un dimanche soir encore plein de vomi pour tes yeux public.
Un jour, un jeune homme avisé m’avait parlé de l’hystérie féminine, le menton tremblant de rage et en agitant ses petits poignets, m’expliquant que près d’une donzelle sur cinq en avait les « symptômes ». Je ne l’avais pas écouté, pensant qu’il était un frustré mal baisé parmi tant d’autres, mais il s’avère que beaucoup de ses dires se sont avérés véridiques. Prenons le temps de faire une rétrospective sur ce mal moderne qui nous entoure. Les cas dont nous parlerons ce soir ne doivent en aucun cas susciter la haine et la colère car elles sont simplement les pauvres victimes d’un trouble de plus en plus répandu.
Selon des vieux barbus grisonnants, il semblerait que chaque femme ait en elle une dose de cette hystérie, à un stade plus ou moins évolué. Si je dois mettre des symptômes sur ma propre hystérie, ils se caractériseraient par une faculté incroyable à tout dramatiser et à réagir de façon excessive face à des évènements qui me dépassent. J’ai aussi beaucoup d’autres défauts dont nous parlerons prochainement en se tapant les cuisses de rire. Parlons plutôt du stade avancé de cette maladie, qui tarde parfois à se manifester et qui fait le désarroi de l’entourage de la patiente lorsque le mal se montre. Parlons plutôt du côté profondément négatif de ce trouble qui fait chier sa mère. Le symptôme de base de cette maladie semblerait être le fait que le sujet se mêle de choses qui ne la regarde pas, jusqu’à s’impliquer de toute son âme prétextant que c’est une affaire qui lui tient profondément à cœur. Elle va parfois jusqu’à se projeter sur le devant de la scène, va sans doute avancer qu’elle est LA victime de cette putain d’histoire et que ça la rend malheureuse, qu’elle est dans une situation difficile parce qu’elle ne sait pas où se placer dans ce merdier, parfois elle chouinera un coup. Elle aura tendance à s’immiscer dans des histoires relativement compliquées où les protagonistes sont affaiblis, pour mettre son petit grain de sel et par la suite regarder les gens ou les choses se déchirer sous son regard de spectatrice. Le sujet aime se revendiquer justicière et camoufle toujours le moindre de ses acte nuisible sous le joug de l’honnêteté et de la sagesse, car selon elle, son recul et sa grande maturité lui permettent d’avoir un avis objectif, sincère et bon pour ses victimes, même si elle ne connait strictement rien à ce qu’il s’est réellement passé, mais c’est pas grave, on invente l’ami, ça fait travailler l’imagination. L’hystérique aime les petits potins de couples qui vont mal ou qui sont en danger. C’est son côté Dallas, Plus belle la vie, qui lui rappelle les douces soirées en famille. Dans beaucoup de cas, la mise en place du processus commence lorsqu’elle contacte les victimes affaiblis via les réseaux sociaux pour « demander des nouvelles » et donner des conseils, même si elle n’a passé que trois heures en compagnie du couple en question. Elle poussera le vice jusqu’à récupérer le maximum d’informations, et le conjoint perdu par la même occasion. La victime, bien que souvent forte d’esprit, est exténuée et heureuse qu’une oreille vienne se tendre pour écouter ses emmerdes, et va donc parfois se confier lamentablement en geignant que la vie est vraiment trop difficile. La malade est souvent quelqu’un d’assez intelligent, pas vraiment de profil type ici. Nous avons pensé très longtemps que c’était par pur ennui de n’avoir jamais rien connu dans sa vie, en quête d’adrénaline, mais que nenni, le sujet peut aussi avoir eu une vie de merde et épancher sa souffrance à travers celle des autres, comme quand on regarde Secret Story. Dans le cas opposé, la malade peut être une amie très proche que se démerdera pour flinguer la plupart de vos relations proches sans que vous ne pipiez mot, l’amour et l’amitié rendent aveugle, disait Jean-Pierre Foucault.
Dans sa vie sentimentale, l’hystérique peut avoir du succès. Elle sait ce qu’il faut faire pour ramener un blaireau au fond de son lit, mais tiendra toujours des propos détachés par rapport à lui, car elle n’a pas ou très peu d’empathie. Elle est profondément érotomane, tente de garder ses exs dans la poche le plus longtemps possible et se vantera régulièrement de sa sexualité exacerbé, de l’effet qu’elle peut faire aux hommes, ou aux femmes, car dans un premier temps, tout le monde apprécie les sujets pour leur gueule bien pendue et leur côté femme forte qui a tout vécu. Les hommes sous son emprise sont souvent de véritables exemples de gentillesse qui verront en elle une forte personnalité capable de les sortir de la routine quotidienne. En général fou amoureux, ça ne sera qu’un jeu d’enfant presque ennuyeux de le garder bien au chaud dans sa culotte H&M. Un petit sms qui dit « je t’aime encore », une crise de larme, de jalousie qui « prouve que je tiens à toi » et le tour est joué, trop facile. Et si il faut se mettre nue et attendre que ça passe, où est le problème, un coup de bite n’a jamais tué personne.
La malade est moralisatrice et parle droit dans les yeux lorsqu’elle passe à l’acte, très souvent au milieu d’une soirée quand les esprits sont échauffés par l’éthanol, argument dont elle abusera lorsqu’on se mettra à lui reprocher des choses. Car quoi de plus jouissif que de faire profiter du spectacle à plusieurs dizaines de personnes ? Lorsque les victimes se rendent compte de la supercherie, c’est tout d’abord l’effroi et la haine qui les envahit. Ils s’accusent l’un et l’autre de tous les maux, tu es une menteuse casse toi, tu es un sale con j’aurais du écouter ma mère (♀/♂), – Fils de pute pourquoi t’insultes mon amie ? Je suis obligé de te tuer maintenant ! -Je t’encule à sec enfoiré prend donc ce poing dans ta face yo (♂/♂) (notez ici une incroyable connaissance des échanges masculins, c’était un sujet de mémoire, non ne m’embrassez pas le corps) Vielle pute slovaque, pourquoi t’es allée dire à Michel que je couchais avec Romain ? J’ai jamais dit ça sale chienne engrossée, je vais le dire à mon père et après je te ferai une réputation de merde, ça va chier (♀/♀).
Si les victimes dépassent ce stade et ravalent leur énervement, il ne leur est pas difficile de se rendre compte de qui est le véritable coupable dans cette histoire. Tiens, c’est bizarre, pourquoi elle t’a raconté la même chose qu’à moi ? Tiens, étonnant, pourquoi on se tape sur la gueule alors que c’est elle qui t’a insulté ouvertement avec un sourire en coin ? Tiens, amusant, comment ça se fait que tu n’étais pas au courant que je baisais avec Romain ? Une fois démasquée, l’hystérique n’a que ses jolis petits yeux en amande pour pleurer. Ouin, ouin, ouin, c’est trop injuste ce que vous me faites, « j’ai toujours voulu faire le bien », « je ne voulais pas vous faire du tort », « je suis quelqu’un de juste et de bon, il faut que vous m’aimiez », car il arrive parfois que l’hystérique ne se rende absolument pas compte du mal qu’elle répand tout autour d’elle et que ses démarches soient inscrites dans le but de rendre le monde meilleur, car oui l’hystérique est engagée. La malade peut être votre meilleure amie, votre confidente, quelqu’un de votre famille ou une simple connaissance. Vous la reconnaitrez très vite, car sa réputation a tendance à la suivre. Cependant, méfiez vous. L’hystérie est comme l’herpès. On peut porter le gêne pendant très longtemps, et le voir se déclarer très tardivement. Si la malade est entourée de gens aimables et bons, il est aussi fort probable qu’ils continuent à se voiler la face en appelant les détracteurs « des petits jaloux frustrés de la beauté et de la grandeur de notre amie ». Sans tomber dans la paranoïa, sachez vous protéger face au sida verbal que peuvent propager la plupart des sujets et fermez votre grande gueule quand vous avez des emmerdes, payez vous un putain de psychiatre, ça vous évitera bien des emmerdes.
J’en ai donc parlé avec Salomé Elishéva, on récolte des dons pour offrir des soins à ces femmes qui ne demandent qu’à être comprises et aimées. Les pauvres.
Merci aux témoignages poignants de mon entourage, nous avons jusque là compté pas moins de 15 cas d’hystérie semblables à ceux contés ci-dessus et dont les similitudes sont effarantes, c’est épatant. Gloire à Satan.
P.S : L’hystérique peut aussi être un individu homosexuel qui fait honte à la communauté de par son côté grande folle langue de pute « t’as vu mon nouveau gileeet ? », en l’occurrence les lesbiennes sont proscrites, une femme qui ne s’épile pas sous les bras ne peut pas avoir l’impact nécessaire pour réussir dans cette vocation. (Grosse pensée à mes amies qui broutent à tout va au fait, je pense à vous, surtout toi la noiraude).
Si y a des fautes corrige les moi au lieu de te plaindre, sale pute.

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