Cas d’école.

Voilà un bien beau pavé mal écrit un dimanche soir encore plein de vomi pour tes yeux public.

Un jour, un jeune homme avisé m’avait parlé de l’hystérie féminine, le menton tremblant de rage et en agitant ses petits poignets, m’expliquant que près d’une donzelle sur cinq en avait les « symptômes ». Je ne l’avais pas écouté, pensant qu’il était un frustré  mal baisé parmi tant d’autres, mais il s’avère que beaucoup de ses dires se sont avérés véridiques. Prenons le temps de faire une rétrospective sur  ce mal moderne qui nous entoure. Les cas dont nous parlerons ce soir ne doivent en aucun cas susciter la haine et la colère car elles sont simplement les pauvres victimes d’un trouble de plus en plus répandu.

Selon des vieux barbus grisonnants, il semblerait que chaque femme ait en elle une dose de cette hystérie, à un stade plus ou moins évolué. Si je dois mettre des symptômes sur ma propre hystérie, ils se caractériseraient par une faculté incroyable à tout dramatiser et à réagir de façon excessive face à des évènements qui me dépassent.  J’ai aussi beaucoup d’autres défauts dont nous parlerons prochainement en se tapant les cuisses de rire. Parlons plutôt du stade avancé de cette maladie, qui tarde parfois à se manifester et qui fait le désarroi de l’entourage de la patiente lorsque le mal se montre. Parlons plutôt du côté profondément négatif de  ce trouble qui fait chier sa mère. Le symptôme de base de cette maladie semblerait être le fait que le sujet se mêle de choses qui ne la regarde pas, jusqu’à s’impliquer de toute son âme prétextant que c’est une affaire qui lui tient profondément à cœur. Elle va parfois jusqu’à se projeter sur le devant de la scène, va sans doute avancer qu’elle est LA victime de cette putain d’histoire et que ça la rend malheureuse, qu’elle est dans une situation difficile parce qu’elle ne sait pas où se placer dans ce merdier, parfois elle chouinera un coup. Elle aura tendance à s’immiscer dans des histoires relativement compliquées où les protagonistes sont affaiblis, pour mettre son petit grain de sel et par la suite regarder les gens ou les choses se déchirer sous son regard de spectatrice. Le sujet aime se revendiquer justicière et camoufle toujours le moindre de ses acte nuisible sous le joug de l’honnêteté et de la sagesse, car selon elle, son recul et sa grande maturité lui permettent d’avoir un avis objectif, sincère et bon pour ses victimes, même si elle ne connait strictement rien à ce qu’il s’est réellement passé, mais c’est pas grave, on invente l’ami, ça fait travailler l’imagination. L’hystérique aime les petits potins de couples qui vont mal ou qui sont en danger. C’est son côté Dallas, Plus belle la vie, qui lui rappelle les douces soirées en famille. Dans beaucoup de cas, la mise en place du processus commence lorsqu’elle contacte les victimes affaiblis via les réseaux sociaux pour « demander des nouvelles » et donner des conseils, même si elle n’a passé que trois heures en compagnie du couple en question. Elle poussera le vice jusqu’à récupérer le maximum d’informations, et le conjoint perdu par la même occasion. La victime, bien que souvent forte d’esprit, est exténuée et heureuse qu’une oreille vienne se tendre pour écouter ses emmerdes, et va donc parfois se confier lamentablement en geignant que la vie est vraiment trop difficile. La malade est souvent quelqu’un d’assez intelligent, pas vraiment de profil type ici. Nous avons pensé très longtemps que c’était par pur ennui de n’avoir jamais rien connu dans sa vie, en quête d’adrénaline, mais que nenni, le sujet peut aussi avoir eu une vie de merde et épancher sa souffrance à travers celle des autres, comme quand on regarde Secret Story. Dans le cas opposé, la malade peut être une amie très proche que se démerdera pour flinguer la plupart de vos relations proches sans que vous ne pipiez mot, l’amour et l’amitié rendent aveugle, disait Jean-Pierre Foucault.

Dans sa vie sentimentale, l’hystérique peut avoir du succès. Elle sait ce qu’il faut faire pour ramener un blaireau au fond de son lit, mais tiendra toujours des propos détachés par rapport à lui, car elle n’a pas ou très peu d’empathie. Elle est profondément érotomane, tente de garder ses exs dans la poche le plus longtemps possible et se vantera régulièrement de sa sexualité exacerbé, de l’effet qu’elle peut faire aux hommes, ou aux femmes, car dans un premier temps, tout le monde apprécie les sujets pour leur gueule bien pendue et leur côté femme forte qui a tout vécu. Les hommes sous son emprise sont souvent de véritables exemples de gentillesse qui verront en elle une forte personnalité capable de les sortir de la routine quotidienne. En général fou amoureux, ça ne sera qu’un jeu d’enfant presque ennuyeux de le garder bien au chaud dans sa culotte H&M. Un petit sms qui dit « je t’aime encore », une crise de larme, de jalousie qui « prouve que je tiens à toi » et le tour est joué, trop facile. Et si il faut se mettre nue et attendre que ça passe, où est le problème, un coup de bite n’a jamais tué personne.

La malade est moralisatrice et parle droit dans les yeux lorsqu’elle passe à l’acte, très souvent au milieu d’une soirée quand les esprits sont échauffés par l’éthanol, argument dont elle abusera lorsqu’on se mettra à lui reprocher des choses. Car quoi de plus jouissif que de faire profiter du spectacle à plusieurs dizaines de personnes ? Lorsque les victimes se rendent compte de la supercherie, c’est tout d’abord l’effroi et la haine qui les envahit. Ils s’accusent l’un et l’autre de tous les maux, tu es une menteuse casse toi, tu es un sale con j’aurais du écouter ma mère (♀/♂), – Fils de pute pourquoi t’insultes mon amie ? Je suis obligé de te tuer maintenant ! -Je t’encule à sec enfoiré prend donc ce poing dans ta face yo (♂/♂) (notez ici une incroyable connaissance des échanges masculins, c’était un sujet de mémoire, non ne m’embrassez pas le corps) Vielle pute slovaque, pourquoi t’es allée dire à Michel que je couchais avec Romain ? J’ai jamais dit ça sale chienne engrossée, je vais le dire à mon père et après je te ferai une réputation de merde, ça va chier (♀/♀).

Si les victimes dépassent ce stade et ravalent leur énervement, il ne leur est pas difficile de se rendre compte de qui est le véritable coupable dans cette histoire. Tiens, c’est bizarre, pourquoi elle t’a raconté la même chose qu’à moi ? Tiens, étonnant, pourquoi on se tape sur la gueule alors que c’est elle qui t’a insulté ouvertement avec un sourire en coin ? Tiens, amusant, comment ça se fait que tu n’étais pas au courant que je baisais avec Romain ? Une fois démasquée, l’hystérique n’a que ses jolis petits yeux en amande pour pleurer. Ouin, ouin, ouin, c’est trop injuste ce que vous me faites, « j’ai toujours voulu faire le bien », « je ne voulais pas vous faire du tort », « je suis quelqu’un de juste et de bon, il faut que vous m’aimiez », car il arrive parfois que l’hystérique ne se rende absolument pas compte du mal qu’elle répand tout autour d’elle et que ses démarches soient inscrites dans le but de rendre le monde meilleur, car oui l’hystérique est engagée. La malade peut être votre meilleure amie, votre confidente, quelqu’un de votre famille ou une simple connaissance. Vous la reconnaitrez très vite, car sa réputation a tendance à la suivre. Cependant, méfiez vous. L’hystérie est comme l’herpès. On peut porter le gêne pendant très longtemps, et le voir se déclarer très tardivement. Si la malade est entourée de gens aimables et bons, il est aussi fort probable qu’ils continuent à se voiler la face en appelant les détracteurs « des petits jaloux frustrés de la beauté et de la grandeur de notre amie ». Sans tomber dans la paranoïa, sachez vous protéger face au sida verbal que peuvent propager la plupart des sujets et fermez votre grande gueule quand vous avez des emmerdes, payez vous un putain de psychiatre, ça vous évitera bien des emmerdes.

J’en ai donc parlé avec Salomé Elishéva, on récolte des dons pour offrir des soins à ces femmes qui ne demandent qu’à être comprises et aimées. Les pauvres.

Merci aux témoignages poignants de mon entourage, nous avons jusque là compté pas moins de 15 cas d’hystérie semblables à ceux contés ci-dessus et dont les similitudes sont effarantes, c’est épatant. Gloire à Satan.

P.S : L’hystérique peut aussi être un individu homosexuel qui fait honte à la communauté de par son côté grande folle langue de pute « t’as vu mon nouveau gileeet ? », en l’occurrence les lesbiennes sont proscrites, une femme qui ne s’épile pas sous les bras ne peut pas avoir l’impact nécessaire pour réussir dans cette vocation. (Grosse pensée à mes amies qui broutent  à tout va au fait, je pense à vous, surtout toi la noiraude).

Si y a des fautes corrige les moi au lieu de te plaindre, sale pute.

Un caquètement pour “Cas d’école”

Miyu

Samedi, 19. mars 2011 à 23 h 34 min

Comment ça « stérile de commentaire » ? Il est génial cet article !

Ponds nous quelque chose de flex :