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		<title>Ceux là</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 02:27:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bulbe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Y a ceux que l&#8217;on aime pour leur sourire, pour leur carrure, pour leur démarche. Ceux que l&#8217;on aime pour leur aménité, pour leur écoute, pour leur doigté. D&#8217;autres que l&#8217;on aime pour leur queue turgescente, leur fougue, leur bordel ambiant et la manière de s&#8217;oublier une fois les couettes remontées sur l&#8217;échine, de transpirer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Y a ceux que l&#8217;on aime pour leur sourire, pour leur carrure, pour leur démarche. Ceux que l&#8217;on aime pour leur aménité, pour leur écoute, pour leur doigté. D&#8217;autres que l&#8217;on aime pour leur queue turgescente, leur fougue, leur bordel ambiant et la manière de s&#8217;oublier une fois les couettes remontées sur l&#8217;échine, de transpirer voire même de jouir, de planter les crocs dans votre chaire devenue coton l&#8217;espace de quelques minutes. Ceux que l&#8217;on oublie, qui réapparaissent parfois, ceux qui restent malgré les mois qui passent. Ceux qui détruisent et ceux qui hantent comme une mort qui débarque un samedi d&#8217;octobre. Y a ceux qui mentent, ceux qui fatiguent, ceux qui savent où appuyer pour que ça gicle. Y a ceux qui deviennent des amis, ceux qui deviennent des ennemis, ceux dont on a rien à foutre, les erreurs de parcours, les détours de faiblesse. Les cinglés, les maladroits, les enculés, les puceaux de tous vices, les jolis coincés timides et les flirts de promo. Y a ceux qui laissent des cicatrices, des griffures et des organes déchiquetés par la rancœur et l&#8217;amertume, ceux qui aident à te construire et ceux qui dépannent parfois. Y a ceux dont tu te souviens du goût de la bouche, ces baisers gorgés d&#8217;alcool et de soleil qu&#8217;on t&#8217;arrache en fin de soirée, qui maladroitement tentent d&#8217;accrocher des canines la membrane gercée de tes lèvres offertes. Seulement je n&#8217;aime plus. Je n&#8217;aime plus ni les mensonges, ni la douceur, ni la tendresse feinte. Les étreintes qui semblaient me manquer m&#8217;ennuient comme le radotage d&#8217;une vieille sénile. Je n&#8217;ai ni la patience, ni l&#8217;envie de revivre cette fadeur de ces derniers instants, à s&#8217;accrocher aux perches que l&#8217;on se tend à l&#8217;un, que l&#8217;on se tend à l&#8217;autre, à minimiser nos problèmes et le temps que l&#8217;on se fait perdre à tout planquer sous des sourires, de peur de perdre tout dans un de ces silences qui nous plombent à chaque fin de phrase. Je n&#8217;aime plus ni le goût du Margaux 86, ni l&#8217;odeur des agrumes. Je n&#8217;aime plus la sensation d&#8217;apprendre que cela vienne de toi ou des livres que je parcours distraitement. Je n&#8217;apprécie que la verve de certains inconnus et les gribouillages que fait ce compagnon de train sur son carnet de dessin. En éternelle insatisfaite je renoue avec moi-même vu qu&#8217;au fond je suis sans doute la seule à savoir ce que je veux encore.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://distilleryimage2.s3.amazonaws.com/cf59b08e07da11e19896123138142014_7.jpg" alt="" width="410" height="410" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">(Kikoo Snae)</p>
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		<title>Lache</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Mar 2011 09:55:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bulbe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour E. Pour mieux apprécier la descente, il faut que tu lâches prise. Que tu acceptes, que tu te laisses porter sans t&#8217;accrocher avec ce qu&#8217;il te reste d&#8217;ongle aux parois humectées des roches qui te construisent. Que les visages inconnus ne te dégoûtent plus, que tu ne te poses plus de question dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Pour E.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour mieux apprécier la descente, il faut que tu lâches prise. Que tu acceptes, que tu te laisses porter sans t&#8217;accrocher avec ce qu&#8217;il te reste d&#8217;ongle aux parois humectées des roches qui te construisent. Que les visages inconnus ne te dégoûtent plus, que tu ne te poses plus de question dans un lit qui ne t&#8217;est pas vraiment familier, que tu ne regrettes pas ces libertés que tu t&#8217;offres. Reconstruire, recommencer. Apprendre des autres, accepter le fait que tout ne se passe plus comme avant, que la lessive n&#8217;ai plus cette odeur, que le pain du matin n&#8217;ai plus le même goût. Il va falloir que tu apprennes que tu as tout le temps devant toi, qu&#8217;il faut que tu rayes ces choses qui te nuisent. Essayer de garder le bon dans tout ce tas de moisissure, comme un fromage oublié dans un fond de bac de frigo. Épuiser sa rancœur dans des litres de vin blanc, vu que tu n&#8217;aimes que ça, s&#8217;arracher les ongles, ronger ses cuticules. Juste histoire de se mettre un truc sous la dent au lieu de te ronger l&#8217;esprit. Quand je vois l&#8217;énergie que tu dépenses à détester, je me dis que ça serait génial si tu t&#8217;impliquais de la même sorte dans les choses que tu aimes vraiment, tu réussirais sans doute à taper dans le grandiose. Écoute moi bien ma grande, t&#8217;es pas quelqu&#8217;un de con, dans le fond. On le sait, toi et moi. T&#8217;es pas le genre de sombre crétine complètement paumée, t&#8217;as tes repères, tes convictions et quelques idées pas trop connes. T&#8217;es juste le genre de meuf qui s&#8217;engage dans des causes perdues à bras le corps, qui sait pas trop ce qu&#8217;elle branle dans la vie, ni ce qu&#8217;elle fout là. T&#8217;es le genre de connasse qui reste les mains pendantes, la gueule ouverte, à regarder autour d&#8217;elle comment le monde fonctionne, parce que t&#8217;as toujours pas vraiment compris.  Tu regardes les faits divers en haussant les sourcils, les yeux écarquillés. Tu me demandes chaque jour pourquoi les gens sont si affreux entre eux, et pourtant tu es la première à cracher sur ceux qui n&#8217;ont pas eu ta chance. Mais je ne t&#8217;en veux pas. Tu es quelqu&#8217;un de beau, tu es quelqu&#8217;un de bien. Assise dans ta robe mauve à regarder tes pieds, à lancer parfois un sourire plus sincère que celui d&#8217;un enfant, tu sembles plus solide que la table en marbre sur laquelle tu t&#8217;endors quand l&#8217;horloge s&#8217;énerve. Les choses s&#8217;arrangent toujours, c&#8217;est à mon tour de te l&#8217;assurer.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Alter et égo.</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Feb 2011 17:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bulbe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je tremble, me contracte, me replie. Ça n&#8217;est pas à cause de la froideur crispante de la brise Bruxelloise qui s&#8217;immisce dans mon cou, qui étreint mes cheveux, c&#8217;est à cause de la tienne, de ton mutisme, de ta colère qui nous ronge, qui fait l&#8217;effet d&#8217;un couteau mal affuté sur une langue encore chaude, palpitante. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je tremble, me contracte, me replie. Ça n&#8217;est pas à cause de la froideur crispante de la brise Bruxelloise qui s&#8217;immisce dans mon cou, qui étreint mes cheveux, c&#8217;est à cause de la tienne, de ton mutisme, de ta colère qui nous ronge, qui fait l&#8217;effet d&#8217;un couteau mal affuté sur une langue encore chaude, palpitante. J&#8217;ai la main qui s&#8217;agite sur le clavier tactile, il m&#8217;arrive de faire ton numéro machinalement, histoire de voir si je m&#8217;en rappelle encore, si le temps ne t&#8217;a pas encore ensevelit sous le sable des secondes passées loin de tes yeux. Puis je me souviens de ce qui nous sépare à l&#8217;heure actuelle. Je regarde à droite, à gauche, enfonce mon téléphone au plus profond de ma poche, comme pour te camoufler en attendant que tout aille mieux, comme pour cacher les soucis et les protéger des yeux des autres, comme pour passer sous silence le fait que je suis imparfaite.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;unique chose dont je suis persuadée, c&#8217;est que nous avons besoin d&#8217;un &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo;, que ça soit enlacés ou sur une photo épinglée à mon mur. J&#8217;ai besoin de toi, que ça soit tapi au fond d&#8217;un souvenir flou ou à travers un regard dédaigneux balancé à l&#8217;autre bout de la rue. Jamais nous ne réussirons à avoir la même version des choses, il faut s&#8217;en persuader. Tu n&#8217;as eu, au final, que les miettes d&#8217;un sandwich à la merde rance, à la mélasse gluante et visqueuse arrosée d&#8217;une bonne rasade d&#8217;amertume, et je suis désolée de les avoir semer si près de tes pieds. Si je suis la victime, comme tu le dis si bien, c&#8217;est uniquement celle de ma perdition passée, de mon envie de tout foutre en l&#8217;air comme une gamine capricieuse. Je te donnerai le temps qu&#8217;il te faudra, il est possible que cela prenne une vie. J&#8217;ai peur que le jour où tu te rendras compte de tout cela, il sera trop tard pour combler la faille creusée par la rancœur. Nous classerons alors cette histoire dans le dossier de celles qui n&#8217;auraient jamais dues exister, parce qu&#8217;en partageant nos vies, nous avons naïvement pensé que nous serions moins fragiles que les autres. A critiquer les couples qui s&#8217;engueulent, à donner raison aux gens qui sont dans le tort, à en rire un peu, sans doute trop noyés dans la pâte homogène et sucrée que nous étions à deux. Quelle belle brochette de connards nous faisions, toi et moi, bordel. On avait la cote. On était l&#8217;avenir, on faisait sourire les petits vieux avec notre saloperie de fusion. Que vous êtes beaux, tous les deux, ils disaient. On faisait nos petites saloperies loin des yeux de la morale publique, même si c&#8217;était pour se foutre sur la gueule de temps à autre, on terminait toujours le débat en s&#8217;empiffrant comme des boulimiques devant une série à la con. T&#8217;as toujours été le frangin au final, le type qui me fait gentiment la moral, avec qui je me tabasse histoire de déconner un coup. J&#8217;ai encore la sensation de tes jambes brûlantes sur les miennes, qui brassaient dans les draps pour retrouver une peau familière. J&#8217;ai encore le souvenir de ta tête le matin qui te faisait 5 ans de moins malgré la barbe naissante, de cette odeur dont je m&#8217;imprégnai jusqu&#8217;à en devenir saoule, de ces oreillers qui suintaient l&#8217;ataraxie, la passion et les journées à ne rien branler, à pester contre le monde parce que nous au moins, on vaut mieux que tout ça.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis trois semaines, je récupère des morceaux de toi du bout des doigts et des lèvres, comme pour mieux terminer un dessert qui a goût de trop peu. Je n&#8217;arrive pas à comprendre comment nous en sommes arrivés là, qu&#8217;est-ce qui m&#8217;a poussé à transcender mes interdits, mais qu&#8217;importe. A chaque fois que tu me frôles je me brise en un frisson, je me bats contre le menton qui tremble  dès que tu me plantes tes pupilles acerbes dans la gueule. Je sens qu&#8217;elles crient que tu m&#8217;emmerdes, que tu me dirai bien volontiers d&#8217;aller me faire enculer à droite à gauche par n&#8217;importe quel fils de pute, parce que de toute manière ça ne te regarde plus. Mais si tu savais simplement que la moindre main qui me touche, si ça n&#8217;est pas la tienne, est comme un pinceau plongé dans du ciment. Elle me fige, me bloque, m&#8217;arrête instantanément. Ce que je vis à travers toi me rends frigide aux yeux des autres, je deviens prude, froide et timide, incapable d&#8217;assumer la moindre part de nudité si ce n&#8217;est pas pour être  regardée par  ces trucs incroyables qui te servent d&#8217;yeux, dévorée par cette putain de bouche qui me plombe l&#8217;estomac. J&#8217;ai les genoux qui flanchent quand je sens ton parfum, et je maudis le sale con qui ose le porter à ta place. Il suffit d&#8217;un truc pour me plonger dans une érotomanie des plus nuisible. Je te vois partout. Je te vois dans ma rue, dans les bus, dans le métro, dans mon lit. Je te vois dans mes rêves, dans mes pensées les plus intimes, quand je parle de la pluie et du beau temps à des gens dont je n&#8217;ai rien à carrer. Je me censure constamment pour ne pas prononcer ton nom, pour ne pas contaminer les autres de la maladie que tu es devenu. Alors je ferme ma gueule, à mon tour. Je ne dis plus rien. Puisque la seule chose qui me fait encore vibrer à ce jour, c&#8217;est quand tu me traites de pute en agitant les bras, en me faisant comprendre que j&#8217;ai vraiment tout fait foirer avec mon immaturité de sale petite merde inconsciente. Il m&#8217;a fallu un moment pour me rendre compte que si je poussais le bouchon un peu plus chaque fois, c&#8217;est simplement parce que les seuls moments que tu m&#8217;accordes sont ceux où tu m&#8217;éructes dessus comme un forcené, où tu vacilles entre la haine, l&#8217;envie de meurtre et la tendresse irraisonnée que nous partageons l&#8217;un pour l&#8217;autre. Je sais que cette fois, il ne suffira pas de te sourire, de nous faire à bouffer en riant toute seule et de me nicher dans le creux de tes bras  en geignant pour réparer tout ce carnage.</p>
<p style="text-align: justify;">Agenouillée dans ma cuisine, habillée comme un croque mort, je gobe mon sandwich thon-st Moret en reniflant. Le temps nous dira tout.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">(Pas d&#8217;image aujourd&#8217;hui parce que vous êtes des connards)</p>
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		<title>Prisme</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Feb 2011 17:12:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bulbe</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">ll a suffit que je pousse la porte vitrée de mon troquet habituel pour savoir que tu étais là, les genoux frétillants d&#8217;hystérie. Ton parfum m&#8217;a toujours rappelé la salle du trône de chez ma grand-mère. Un mélange d&#8217;eau de Cologne de médiocre qualité et de petit pot pour bébé digéré. Je n&#8217;ai pas cherché midi à quatorze heure pour croiser ton regard vague de fumeuse de joint malhabile, ta gueule chevaline et ton sourire édenté, celui qui remonte à chaque soubresauts tes pommettes flasques, vrombissantes. De toute manière, en y pensant, tout te fait rire. De tes copains grandes folles au barman qui te demande froidement de régler ta note, y a pas un seul putain de truc que tu ne trouves pas hilarant dans cette existence que tu te plais à vivre. J&#8217;ai toujours trouvé que le contenu de chacune de tes phrases était à chier, je te l&#8217;avais déjà fait remarqué à plusieurs reprises. Pas que tu sois quelqu&#8217;un d&#8217;incroyablement con, non, mais parce que tu t&#8217;obstines à flinguer tout ce que tu peux dire de censé par un indigeste petit &laquo;&nbsp;je déconne, je plaisante, non mais c&#8217;est pas vrai hein&nbsp;&raquo; qui ponctue le moindre de tes dires un tant soit peu astucieux. Tu lèves vers moi tes grands yeux rougis et globuleux, m&#8217;agresses avec ce qu&#8217;il te reste d&#8217;incisives. Ma présence a l&#8217;air de te rendre euphorique, tu piétines de plus belle, tes rotules s&#8217;entrechoquent. Je m&#8217;attends à voir remuer une queue sur ton boule en goutte d&#8217;huile. Tu tires une chaise vers toi pour que je pose mon cul, tu me pries maladroitement en avançant que ça fait longtemps qu&#8217;on ne s&#8217;est pas vu, tu deviens quoi, j&#8217;ai appris que t&#8217;avais eu des soucis. Je serais vraiment bien tentée de t&#8217;expliquer que tu ferais mieux de te mêler de ce que devient ta chatte. A ce qu&#8217;on dit sur toi, tu files la chaude pisse à des types de 20 ans tes ainés. Mais qui sait, te connaissant un minimum, je peux presque penser que tu trouveras une manière de tourner ça à ton avantage, histoire de renforcer, d&#8217;un dernier coup de collier, l&#8217;image de fille subversive et pseudo-rock&#8217;n'roll que tu t&#8217;amuses à te coller, en vain. Tu parles de tes projets photo en postillonnant tes enzymes sur ma gueule crispée, je t&#8217;avoue de vive voix que je les trouve à chier, sans prendre une seule seconde pour argumenter. Et toi de me dire que mes critiques sont à  tes yeux les plus constructives. Tiens, suce moi un peu là, t&#8217;as pas encore fait cette partie de mon corps.</p>
<p style="text-align: justify;">Tu donnes un petit coup dans le pied de la chaise, histoire de me rappeler que l&#8217;invitation tient toujours. Je jette un coup d&#8217;œil vers ceux qui ont la patience de t&#8217;accompagner, et je me dis qu&#8217;au final, t&#8217;es sans doute la mieux lotie dans ce groupe de résidus de curetage. Comment t&#8217;expliquer, une fois pour toute, que ça ne m&#8217;intéresse définitivement pas de passer des soirées avec toi, que non, décidément, je ne penserai pas à appuyer sur ta sonnette poisseuse pour manger dans tes assiettes malpropres nettoyées au torchon sale ou à tes fringues, la différence est maigre, parler de la pluie et du beau temps, de la seule chose que nous avons en commun, les cheveux bruns.</p>
<p style="text-align: justify;">Un ami me rejoint, pousse à son tour la porte d&#8217;entrée dans un grincement macabre. Dans une autre vie, je n&#8217;aurai que des proches ponctuels.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2011/02/Café.jpg"><img class="size-full wp-image-1034 aligncenter" title="Café" src="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2011/02/Café.jpg" alt="" width="391" height="584" /></a></p>
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		<title>Cas d&#8217;école</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Feb 2011 20:33:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bulbe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà un bien beau pavé mal écrit un dimanche soir encore plein de vomi pour tes yeux public. Un jour, un jeune homme avisé m&#8217;avait parlé de l&#8217;hystérie féminine, le menton tremblant de rage et en agitant ses petits poignets, m&#8217;expliquant que près d&#8217;une donzelle sur cinq en avait les &#171;&#160;symptômes&#160;&#187;. Je ne l&#8217;avais pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Voilà un bien beau pavé mal écrit un dimanche soir encore plein de vomi pour tes yeux public.</p>
<p style="text-align: justify;">Un jour, un jeune homme avisé m&#8217;avait parlé de l&#8217;hystérie féminine, le menton tremblant de rage et en agitant ses petits poignets, m&#8217;expliquant que près d&#8217;une donzelle sur cinq en avait les &laquo;&nbsp;symptômes&nbsp;&raquo;. Je ne l&#8217;avais pas écouté, pensant qu&#8217;il était un frustré  mal baisé parmi tant d&#8217;autres, mais il s&#8217;avère que beaucoup de ses dires se sont avérés véridiques. Prenons le temps de faire une rétrospective sur  ce mal moderne qui nous entoure. Les cas dont nous parlerons ce soir ne doivent en aucun cas susciter la haine et la colère car elles sont simplement les pauvres victimes d&#8217;un trouble de plus en plus répandu.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon des vieux barbus grisonnants, il semblerait que chaque femme ait en elle une dose de cette hystérie, à un stade plus ou moins évolué. Si je dois mettre des symptômes sur ma propre hystérie, ils se caractériseraient par une faculté incroyable à tout dramatiser et à réagir de façon excessive face à des évènements qui me dépassent.  J&#8217;ai aussi beaucoup d&#8217;autres défauts dont nous parlerons prochainement en se tapant les cuisses de rire. Parlons plutôt du stade avancé de cette maladie, qui tarde parfois à se manifester et qui fait le désarroi de l&#8217;entourage de la patiente lorsque le mal se montre. Parlons plutôt du côté profondément négatif de  ce trouble qui fait chier sa mère. Le symptôme de base de cette maladie semblerait être le fait que le sujet se mêle de choses qui ne la regarde pas, jusqu&#8217;à s&#8217;impliquer de toute son âme prétextant que c&#8217;est une affaire qui lui tient profondément à cœur. Elle va parfois jusqu&#8217;à se projeter sur le devant de la scène, va sans doute avancer qu&#8217;elle est LA victime de cette putain d&#8217;histoire et que ça la rend malheureuse, qu&#8217;elle est dans une situation difficile parce qu&#8217;elle ne sait pas où se placer dans ce merdier, parfois elle chouinera un coup. Elle aura tendance à s&#8217;immiscer dans des histoires relativement compliquées où les protagonistes sont affaiblis, pour mettre son petit grain de sel et par la suite regarder les gens ou les choses se déchirer sous son regard de spectatrice. Le sujet aime se revendiquer justicière et camoufle toujours le moindre de ses acte nuisible sous le joug de l&#8217;honnêteté et de la sagesse, car selon elle, son recul et sa grande maturité lui permettent d&#8217;avoir un avis objectif, sincère et bon pour ses victimes, même si elle ne connait strictement rien à ce qu&#8217;il s&#8217;est réellement passé, mais c&#8217;est pas grave, on invente l&#8217;ami, ça fait travailler l&#8217;imagination. L&#8217;hystérique aime les petits potins de couples qui vont mal ou qui sont en danger. C&#8217;est son côté Dallas, Plus belle la vie, qui lui rappelle les douces soirées en famille. Dans beaucoup de cas, la mise en place du processus commence lorsqu&#8217;elle contacte les victimes affaiblis via les réseaux sociaux pour &laquo;&nbsp;demander des nouvelles&nbsp;&raquo; et donner des conseils, même si elle n&#8217;a passé que trois heures en compagnie du couple en question. Elle poussera le vice jusqu&#8217;à récupérer le maximum d&#8217;informations, et le conjoint perdu par la même occasion. La victime, bien que souvent forte d&#8217;esprit, est exténuée et heureuse qu&#8217;une oreille vienne se tendre pour écouter ses emmerdes, et va donc parfois se confier lamentablement en geignant que la vie est vraiment trop difficile. La malade est souvent quelqu&#8217;un d&#8217;assez intelligent, pas vraiment de profil type ici. Nous avons pensé très longtemps que c&#8217;était par pur ennui de n&#8217;avoir jamais rien connu dans sa vie, en quête d&#8217;adrénaline, mais que nenni, le sujet peut aussi avoir eu une vie de merde et épancher sa souffrance à travers celle des autres, comme quand on regarde Secret Story. Dans le cas opposé, la malade peut être une amie très proche que se démerdera pour flinguer la plupart de vos relations proches sans que vous ne pipiez mot, l&#8217;amour et l&#8217;amitié rendent aveugle, disait Jean-Pierre Foucault.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans sa vie sentimentale, l&#8217;hystérique peut avoir du succès. Elle sait ce qu&#8217;il faut faire pour ramener un blaireau au fond de son lit, mais tiendra toujours des propos détachés par rapport à lui, car elle n&#8217;a pas ou très peu d&#8217;empathie. Elle est profondément érotomane, tente de garder ses exs dans la poche le plus longtemps possible et se vantera régulièrement de sa sexualité exacerbé, de l&#8217;effet qu&#8217;elle peut faire aux hommes, ou aux femmes, car dans un premier temps, tout le monde apprécie les sujets pour leur gueule bien pendue et leur côté femme forte qui a tout vécu. Les hommes sous son emprise sont souvent de véritables exemples de gentillesse qui verront en elle une forte personnalité capable de les sortir de la routine quotidienne. En général fou amoureux, ça ne sera qu&#8217;un jeu d&#8217;enfant presque ennuyeux de le garder bien au chaud dans sa culotte H&amp;M. Un petit sms qui dit &laquo;&nbsp;je t&#8217;aime encore&nbsp;&raquo;, une crise de larme, de jalousie qui &laquo;&nbsp;prouve que je tiens à toi&nbsp;&raquo; et le tour est joué, trop facile. Et si il faut se mettre nue et attendre que ça passe, où est le problème, un coup de bite n&#8217;a jamais tué personne.</p>
<p style="text-align: justify;">La malade est moralisatrice et parle droit dans les yeux lorsqu&#8217;elle passe à l&#8217;acte, très souvent au milieu d&#8217;une soirée quand les esprits sont échauffés par l&#8217;éthanol, argument dont elle abusera lorsqu&#8217;on se mettra à lui reprocher des choses. Car quoi de plus jouissif que de faire profiter du spectacle à plusieurs dizaines de personnes ? Lorsque les victimes se rendent compte de la supercherie, c&#8217;est tout d&#8217;abord l&#8217;effroi et la haine qui les envahit. Ils s&#8217;accusent l&#8217;un et l&#8217;autre de tous les maux, tu es une menteuse casse toi, tu es un sale con j&#8217;aurais du écouter ma mère (♀/♂), &#8211; Fils de pute pourquoi t&#8217;insultes mon amie ? Je suis obligé de te tuer maintenant ! -Je t&#8217;encule à sec enfoiré prend donc ce poing dans ta face yo (♂/♂) <em>(notez ici une incroyable connaissance des échanges masculins, c&#8217;était un sujet de mémoire, non ne m&#8217;embrassez pas le corps)</em> Vielle pute slovaque, pourquoi t&#8217;es allée dire à Michel que je couchais avec Romain ? J&#8217;ai jamais dit ça sale chienne engrossée, je vais le dire à mon père et après je te ferai une réputation de merde, ça va chier (♀/♀).</p>
<p style="text-align: justify;">Si les victimes dépassent ce stade et ravalent leur énervement, il ne leur est pas difficile de se rendre compte de qui est le véritable coupable dans cette histoire. Tiens, c&#8217;est bizarre, pourquoi elle t&#8217;a raconté la même chose qu&#8217;à moi ? Tiens, étonnant, pourquoi on se tape sur la gueule alors que c&#8217;est elle qui t&#8217;a insulté ouvertement avec un sourire en coin ? Tiens, amusant, comment ça se fait que tu n&#8217;étais pas au courant que je baisais avec Romain ? Une fois démasquée, l&#8217;hystérique n&#8217;a que ses jolis petits yeux en amande pour pleurer. Ouin, ouin, ouin, c&#8217;est trop injuste ce que vous me faites, &laquo;&nbsp;j&#8217;ai toujours voulu faire le bien&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;je ne voulais pas vous faire du tort&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;je suis quelqu&#8217;un de juste et de bon, il faut que vous m&#8217;aimiez&nbsp;&raquo;, car il arrive parfois que l&#8217;hystérique ne se rende absolument pas compte du mal qu&#8217;elle répand tout autour d&#8217;elle et que ses démarches soient inscrites dans le but de rendre le monde meilleur, car oui l&#8217;hystérique est engagée. La malade peut être votre meilleure amie, votre confidente, quelqu&#8217;un de votre famille ou une simple connaissance. Vous la reconnaitrez très vite, car sa réputation a tendance à la suivre. Cependant, méfiez vous. L&#8217;hystérie est comme l&#8217;herpès. On peut porter le gêne pendant très longtemps, et le voir se déclarer très tardivement. Si la malade est entourée de gens aimables et bons, il est aussi fort probable qu&#8217;ils continuent à se voiler la face en appelant les détracteurs &laquo;&nbsp;des petits jaloux frustrés de la beauté et de la grandeur de notre amie&nbsp;&raquo;. Sans tomber dans la paranoïa, sachez vous protéger face au sida verbal que peuvent propager la plupart des sujets et fermez votre grande gueule quand vous avez des emmerdes, payez vous un putain de psychiatre, ça vous évitera bien des emmerdes.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;en ai donc parlé avec Salomé Elishéva, on récolte des dons pour offrir des soins à ces femmes qui ne demandent qu&#8217;à être comprises et aimées. Les pauvres.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci aux témoignages poignants de mon entourage, nous avons jusque là compté pas moins de 15 cas d&#8217;hystérie semblables à ceux contés ci-dessus et dont les similitudes sont effarantes, c&#8217;est épatant. Gloire à Satan.</p>
<p style="text-align: justify;">P.S : L&#8217;hystérique peut aussi être un individu homosexuel qui fait honte à la communauté de par son côté grande folle langue de pute &laquo;&nbsp;t&#8217;as vu mon nouveau gileeet ?&nbsp;&raquo;, en l&#8217;occurrence les lesbiennes sont proscrites, une femme qui ne s&#8217;épile pas sous les bras ne peut pas avoir l&#8217;impact nécessaire pour réussir dans cette vocation. (Grosse pensée à mes amies qui broutent  à tout va au fait, je pense à vous, surtout toi la noiraude).</p>
<p style="text-align: justify;">Si y a des fautes corrige les moi au lieu de te plaindre, sale pute.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2011/02/Discorde.jpg"><img class="size-full wp-image-1030 aligncenter" title="Discorde" src="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2011/02/Discorde.jpg" alt="" width="353" height="527" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Judas</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Jan 2011 23:34:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bulbe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A raison de deux paquets de cigarettes par jour, une bouteille de vin blanc à moitié entamée git sur la table, un goût de fer permanent dans la bouche qui te rappelle que tu existes. Je ne m&#8217;étonne plus des litres de sang crachés qui jonche la porcelaine du lavabo. Un coup d&#8217;eau sur la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A raison de deux paquets de cigarettes par jour, une bouteille de vin blanc à moitié entamée git sur la table, un goût de fer permanent dans la bouche qui te rappelle que tu existes. Je ne m&#8217;étonne plus des litres de sang crachés qui jonche la porcelaine du lavabo. Un coup d&#8217;eau sur la brosse à dent suffira à nettoyer tous les doutes. Pas besoin de te démaquiller, connasse, t&#8217;as plus un trait d&#8217;eye liner sur la paupière interne. Un claquement de langue plus tard, t&#8217;attends que le soleil se lève, la gueule frappant l&#8217;oreiller de plein fouet. Tu repenses au divan, à la tapisserie néo-baroque. A la hâte de tout balancer à un inconnu, sans prendre la peine d&#8217;enlever son manteau. Piétiner dans la salle d&#8217;attente, s&#8217;enfoncer les ongles dans la paume, feuilleter deux trois magazines merdiques et regarder ses genoux qui tremblent. N&#8217;avoir les couilles d&#8217;être honnête que par écrit et maudire la stupidité des relations.  S&#8217;enfoncer dans un mutisme, dans un secret, dans un sourire qui n&#8217;est qu&#8217;un loup. Se haïr de devenir ce qu&#8217;on a toujours critiqué, ne plus savoir boire avec raison, ne plus savoir manger. Gober, gober, gober. De la bite, des cachets, des mensonges. Attendre que le temps fasse son travail, se noyer dans la rancune et dans le dégoût, ne plus avoir rien à perdre. Drôle de sensation que de ne plus savoir où l&#8217;on va.  Répéter pour la énième fois ton histoire, dans le désordre, en agitant les mains comme un pantin désarticulé. Finir la boîte de mouchoir, remercier pour la forme en balançant une petite blague histoire de prouver que tu n&#8217;es pas un cas social , pousser la porte et frapper le macadam avec les talons. Trente boules le bâtard, trente boules pour regarder, acquiescer d&#8217;un hochement de tête, les mains croisés sur ses petits genoux bien droits. Après tout, il fait son job. C&#8217;est toi qui l&#8217;a voulu, de quoi tu te plains ? Gober, gober, gober. Une bière, une anecdote, un porno. Incapable de te lever le matin, tu préfères passer des journées au pieu plutôt que d&#8217;affronter les pavés et les regards. Incapable de te justifier de ton manque de motivation de peur de passer pour ce que tu es vraiment. Alors on se marre, on sourit, tu commences à prendre l&#8217;habitude de faire genre que t&#8217;es toujours la gonzesse marrante que t&#8217;es censée être. Passer de l&#8217;amour à la haine, tu connais. Plus vraiment de choc, plus vraiment de frustration. A quoi bon stigmatiser des choses et des gens qui n&#8217;en valent plus la peine. Tu te protèges, tu t&#8217;interroges. Tu es ton projet. Avant de t&#8217;exposer aux yeux des autres, tu te travailles, tu te construis, tu t&#8217;élabores. D&#8217;ici peu de temps, tu auras fait les deuils, tu en ressortira grandis comme tu l&#8217;as toujours fait. Après tout, c&#8217;est très certainement pas le pire que t&#8217;as vécu, poupée, alors arrête de te morfondre, attrape toi le paquet, va voir des gens qu&#8217;ont le sourire, fais claquer tes pièces sur le comptoir et donne toi en spectacle comme tu sais si bien le faire depuis que tout a commencé. Après tout, si tu finis raide à chier en soutien-gorge sur la voie publique en balançant des insanités aux blaireaux qui te jaugent, ça n&#8217;est pas le problème des autres. Après tout, si ton bonheur c&#8217;est de ne plus te souvenir de rien, de zoner comme une coquille du bureau de tabac à ton salon, et du salon jusqu&#8217;au bar, qu&#8217;est-ce que tu peux en avoir à foutre. Faut s&#8217;adapter ma grande, faut s&#8217;adapter. Encaisse comme une actrice X, tu verras que ça fait les couilles de t&#8217;en prendre plein le bide, des bonnes grosses patates bien sèches et bien vigoureuses comme il faut. T&#8217;as de la chance encore, t&#8217;as pas une seule cicatrice qui se voit, alors arrête de geindre, tu sais au fond de toi que tout ira mieux. Tout ira mieux.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2011/01/Black-Bulbe.jpg"><img class="size-full wp-image-1005 aligncenter" title="Black Bulbe" src="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2011/01/Black-Bulbe.jpg" alt="" width="384" height="532" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Nolwenn</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 18:47:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bulbe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Très chère Nolwenn Leroy, Je n&#8217;ai pas pour habitude de prôner le patriotisme aigu et je ne pense pas être quelqu&#8217;un de chauvin, non. Jusque là, tu avais cessé de nous briser les burnes à coups de maillets, et c&#8217;est sans parler de nos tympans. On ressortait de temps à autre ton &#171;&#160;cassé&#160;&#187; merdique, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Très chère Nolwenn Leroy,</p>
<p style="text-align: justify;">Je n&#8217;ai pas pour habitude de prôner le patriotisme aigu et je ne pense pas être quelqu&#8217;un de chauvin, non. Jusque là, tu avais cessé de nous briser les burnes à coups de maillets, et c&#8217;est sans parler de nos tympans. On ressortait de temps à autre ton &laquo;&nbsp;cassé&nbsp;&raquo; merdique, la voix qui mue et le teint ravagé histoire de s&#8217;en payer une bonne tranche autour de nos litrons. On s&#8217;en foutait un peu de ta gueule, comme de celle de Jean-Pascal, d&#8217;Houcine et autres saloperies qu&#8217;on s&#8217;amuse à nous faire gober sur TF1 quand 20h30 a sonné. Sauf que là ma grande, là, tu as dépassé les limites. En te lançant le challenge prémaché, fait et refait de reprendre des chansons bretonnes, tu viens de sonner de façon définitive ton arrêt de mort. Pour qui te prends-tu ? Sincèrement, qui penses-tu être pour avoir le droit de bafouer une région qui m&#8217;est chère de ta voix nasillarde et mal travaillée ? Qu&#8217;est-ce qui t&#8217;es donc passé par la tête, quels genre de drogues as-tu avalé pour penser une micro-seconde que tu avais le bagout et le charisme pour t&#8217;approprier le statut d&#8217;ambassadrice d&#8217;une culture avec une personnalité tellement violente, tellement forte, qu&#8217;elle te dépasse et t&#8217;écrase dès que tu oses prononcer son nom ? &laquo;&nbsp;Bretonne&nbsp;&raquo;, c&#8217;est ça ? C&#8217;est ce que tu penses être ? Détrompe toi ma grande, détrompe toi. Tu es le symbole même de ce que la Bretagne renie, de ce que ma région vomit. Tu es une honte, un résidu de fausse couche, une insulte au patrimoine et quand on parle de toi, le taux de suicide dans notre région nous propulse à la première place du classement national. Sans parler de tes origines merdiques, pourquoi pas un album sur le Pas-de-Calais, tu le connais si bien ? Pourquoi pas une chanson, &laquo;&nbsp;Vichy&nbsp;&raquo;, ode à Pétain qui retracerait avec amour ta scolarité dans la ville des pastilles blanches ? Tu n&#8217;as de breton que ta naissance, que ton putain de premier cri et malheureusement ça ne sera pas le dernier. Tu parles de choses que tu ne connais pas, qui ne t&#8217;ont jamais bercé, tu t&#8217;appropries un savoir précieux et tu bafoues des valeurs instaurées pendant des siècles, de génération en génération. Je parle d&#8217;intégrité, de chaleur, d&#8217;humilité et de droiture. Tu n&#8217;as rien de tout ça. Alors soit, ton album merdique, ton espèce de doigt d&#8217;honneur déguisé en hommage est peut-être dans le top 10 des ventes, simplement parce que les gens sont trop cons, parce que la Bretagne ça fait rêver quand on y a pas habité, avec ses côtes sauvages, ses landes, son côté celtique intact parce que justement petite pute, les autochtones respectent ça. Les beaufs aiment ce côté sauvage, l&#8217;air marin, l&#8217;écume qu&#8217;on se prend de plein fouet sur les digues morbihannaises. Les beaufs aiment bien ce mélange TF1 et traditions, c&#8217;est un peu comme voir Chasse et Pêche avec un fond de techno. Nolwenn, maintenant, c&#8217;est entre toi et moi. Je prends ton insulte personnellement, et c&#8217;est comme si c&#8217;était une menace de mort envers ma famille entière. Nolwenn, tu ne connais ni la sensation de croquer dans des crêpes le lendemain d&#8217;une cuite au cidre, ni la misère qui vit encore dans les fins fonds des campagnes Armoriques. Tu ne connais pas la fierté que c&#8217;est de dire &laquo;&nbsp;je suis bretonne&nbsp;&raquo; quand t&#8217;es expatrié, de se souvenir dans cette phrase des soirées rennaises, des rencontres permanentes, de cette force qui unit les quatre départements qui m&#8217;ont construite. Tu ne connais rien au bonheur de faire le marché des lices le samedi matin, d&#8217;écouter un boeuf de jazz au milieu d&#8217;une place publique pendant que toi, assise à une terrasse rue de la soif, tu te gaves des meilleurs produits qui existent. Nolwenn, tu mérites sincèrement d&#8217;avoir les cordes vocales exposées à côté du Gwen a du, tu mérites d&#8217;être noyée dans la quantité de beurre qu&#8217;il faut pour faire un Kouign Amann, de te faire lapider au milieu d&#8217;un fest noz par tous les petits vieux qui tiennent encore à leurs bigoudens. Tu mérites d&#8217;être frappée par toutes les veuves d&#8217;Ouessant, par tous les blaireaux bourrées de la rue de la soif, par tous les craignos de St Anne, par tous les briochins, par tous les brestois, par tous les lorientais, les vannetais, par tous les gens qui vivent avec cette certitude d&#8217;avoir un cœur qui gueule &laquo;&nbsp;Breizh Atao&nbsp;&raquo; à chaque pas qu&#8217;ils font. Parce que la Bretagne ma jolie, c&#8217;est un truc tellement puissant que tu sais ce que c&#8217;est uniquement quand t&#8217;as moisi dedans pendant au moins 20 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2011/01/Bretonne.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-998" title="Bretonne" src="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2011/01/Bretonne.jpg" alt="" width="389" height="542" /></a></p>
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		<title>Phantasme</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Dec 2010 12:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bulbe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parfois, tu te dois de te séparer de ce qui te fait encore frémir, de ce qui te fait battre le cœur dans le bas ventre, de ce qui te balance des poussées d’adrénaline à chaque fois que tu y penses. Parfois, tu te dois de dire merde, de tout plaquer, de t’auto-détruire avant qu’on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 11.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 16.0px; font: 11.0px Arial; color: #333333} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 11.0px 0.0px; line-height: 16.0px; font: 11.0px Arial; color: #333333} span.s1 {color: #399521} span.s2 {color: #ba1f14} -->Parfois, tu te dois de te séparer de ce qui te fait encore frémir, de ce qui te fait battre le cœur dans le bas ventre, de ce qui te balance des poussées d’adrénaline à chaque fois que tu y penses. Parfois, tu te dois de dire merde, de tout plaquer, de t’auto-détruire avant qu’on ne le fasse à ta place. Il est l’heure, l’heure de dire au revoir, de se laisser sombrer quelques jours dans une mélasse poisseuse qui te colle au palais, de bouffer de l’amertume et de la mélancolie à bras-le-corps en laissant tout évoluer loin de toi, de fondre comme un bonbon au poivre dans la bouche d’un souffre douleur. S’enrouler dans une couette inconnue, se demander a qui appartient ce corps délicieux tapis à l’autre bout, apprécier notre connerie, étouffer un rire et se dire qu’à même pas vingt ans, on a le temps pour regretter. On se lève débraillés, la gueule au fond du fondement, on se jette un coup d’œil histoire de se remémorer la soirée, un sourire, une blague maladroite, on essaie de se demander comment on en est arrivé là. J’ai eu peur, mais même dans un état second j’ai toujours plutôt bon goût. On se la joue galant, tu manges quoi au petit dèj’, un café, puis deux, puis trois, sans vraiment avoir de choses à se dire alors comme des cons on se demande notre prénom en riant. Tu te demandes pourquoi il est si attentionné, pourquoi il t’a balancé ce sweat dans la gueule en te disant de te couvrir, petite catin, sinon tu vas nous choper une crève. Dans ton coin, tu penses aux dizaines de personnes que tu as rayé de ta vie dans un élan de colère passager, tu n’en as plus grand chose à faire avoue, si ce n’est qu’un espèce de goût de merde sèche, de rancune tenace que l’on tripote et racle comme une plaie sur des lèvres séchées par la froideur ambiante. Prise d’une nostalgie acide, tu te déshabilles dans une pulsion que toi même tu ne saisis pas. Lui, il comprend. Même si c’est juste pour sentir le goût de ses lèvres suintant le café trop sucré sur les tiennes, il comprend. T’as du tout lui raconter hier soir, en avalant ton dernier whisky, fringuée comme une putain qu’attend de se faire troncher.</p>
<p>Allongés sur le pieu dont les draps froissés pendent, une clope à deux sur un fond d’électro. Répéter trois fois que, depuis Aphex Twin on n’a jamais fait mieux, simplement apprécier le fait d’être d’accord. Se rhabiller en radotant que t’es mal fringuée, comme une pouffiasse de fête foraine, l’écouter rire et le trouver beau. S’éloigner pendant un temps de cet entourage d’artistes bruxellois qui se branlent sur leurs toiles en parlant de prise de position, qui se frottent sur leurs sculptures, sur leurs « concepts », leurs poésies à deux balles sorties tout droit d’un recueil de Carême, ne plus penser à lui, aux examens, aux blaireaux qui t’épuisent quotidiennement. Apprécier les caresses d’un type que tu ne connais ni d’Eve, ni d’Adam, avec qui tout se passe bien, avec qui il n’y aura ni regrets, ni souffrance. Dans le lit, ton bracelet gît, les perles en verre tapissent le drap, et la métaphore te prend à la gorge. Tu n’essaies même pas de le récupérer, tu sais que plus rien n’est possible maintenant. Tu lui expliques pourquoi t’as les yeux humides et ce con te sert dans ses bras en t’embrassant les cheveux. Il fait le demeuré, te charrie sur ta gueule de cadavre et réussit à te faire sourire, ce trou du cul, à te faire comprendre que c’est pas la fin du monde. Il enfile un caleçon trop grand pour son petit cul, agite ses grandes mains pour mieux appuyer ses propos et se dandine en allumant une énième cigarette. Il est pas con le bougre. Il est honnête. Il ne te promet rien, et puis, tu ne lui as rien demandé. Passer la journée chez lui, se balader à poil, bouffer devant un Simpson et s’excuser pour les bonnes manières que l’on a oublié. Le regarder se raser, assise dans le bidet, agitant ses chaussures comme une gamine qui patiente. Le grand type se retourne, un peu plus sérieux d’un coup. Il dit qu’il t’aime bien, vraiment bien, que t’es différente. Que t’as de la gueule, du bagout, un petit quelque chose de nouveau qui fait partir en vrille, ce genre de bordel rock’n&#8217;roll qui le fait bander sec et qui le remet en question. Oups, déjà entendu, tu ne m’auras pas mon brave, tu ne m’auras pas, trouve plus original j’ai pas que ça à foutre. A cette réflexion, il tique un peu, se dirige vers le miroir pour vérifier si un poil manque, avance le menton, se passe les doigts sur les joues. On échange les numéros, une dernière étreinte, un dernier baiser, à plus tard peut-être. Pousser la porte rouge, se les cailler sévère mais être ravie de savoir que cette odeur maintenant familière hante ton écharpe. Celle de cigarette, de perdition et de bière sans bulles. Les papilles brûlées reprennent vie comme si sa salive avait suffit à te faire perdre ce goût de pus et de sang qui te traversent la gorge depuis plus de deux mois. Si seulement la vie pouvait se résumer à cette journée, t’en serais sans doute pas là, à gratter le reste de vernis rouge qui s’accroche à tes ongles rongés, à avoir la flemme de nouer tes lacets, de te démaquiller. Arriver en bas de l’escalier, tu te dis que ça a goût de trop peu, cette merde, que ça pourrait durer quelques jours de plus.. A peine ta Camel allumée, tu te surprends à voir ton index se pointer vers un nom, vers une sonnette dont l’écriture te rappelle un moment où quelqu’un t’as aimé.</p>
<p>Dring.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/12/Phantasmes.jpg"><img class="size-large wp-image-984 aligncenter" title="Phantasmes" src="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/12/Phantasmes-1024x760.jpg" alt="" width="430" height="318" /></a></p>
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		<title>Joyeux décembre</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 11:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bulbe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Y a toujours un moment à ce niveau de l&#8217;année où l&#8217;amour propre baisse d&#8217;un ton, ou je passe mon temps à zoner en caleçon sur le vieux parquet, à la recherche d&#8217;un vieux pot de Aiki croupissant dans les méandres de mes tiroirs. Y a toujours un moment où j&#8217;ai l&#8217;impression de puer le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Y a toujours un moment à ce niveau de l&#8217;année où l&#8217;amour propre baisse d&#8217;un ton, ou je passe mon temps à zoner en caleçon sur le vieux parquet, à la recherche d&#8217;un vieux pot de Aiki croupissant dans les méandres de mes tiroirs. Y a toujours un moment où j&#8217;ai l&#8217;impression de puer le fond de cul même après une heure sous la douche, où j&#8217;ai les cheveux gras après quarante shampoings, où je passe pour une conne incroyable aux yeux de gens auxquels je tiens, où les montagnes de fringues sales s&#8217;unissent avec celui qui sèche. Systématiquement, un mois avant noël, je m&#8217;abandonne à ces trucs que je critique tout le restant de l&#8217;année. J&#8217;écoute de la musique chiante, je bois des litres de bières en me plaignant que ça fait roter mais au fond de moi je trouve ça drôle, je m&#8217;entiche de gens bizarres et je ronge mes ongles, putain, qu&#8217;est-ce que je me ronge les ongles. Je ne me coiffe plus le matin, un bonnet cachera les dégâts, pas le temps pour la crème hydratante, un coup de crayon pour planquer  le côté rock et pas dans l&#8217;œil cette fois, s&#8217;il te plait.  J&#8217;enfile des docs trop grandes et je trace dans la neige en rampant de la semelle. Je renifle, jette un coup d&#8217;oeil morne vers les vitrines, histoire de voir si je suis toujours capable d&#8217;avoir envie de quelque chose. J&#8217;arrive à la bourre sans excuse, un &laquo;&nbsp;bonjour&nbsp;&raquo; quand il se tient, j&#8217;étale mes A2 en pignant lamentablement et je me dis qu&#8217;au final, j&#8217;aurais du continuer ce rêve où je couche avec le pape. Un café, puis deux, puis trois. Rien n&#8217;y fait. Faut-il que je sniffe pour retrouver un tant soit peu mon hystérie des beaux jours ? La chaise est dure, il fait trop chaud, trop froid, et y a l&#8217;autre et sa gueule de con qui me fixe comme un sphincter récupéré sur un accidenté, mais qu&#8217;est-ce que tu veux bordel, avec ce qui te sert de visage, résidu de fœtus sorti par le mauvais trou, tu vois pas que je chie la vie là , tu saisis pas que je suis comme un peu comme Jena Lee au réveil ? Autour de moi, ils sont pareils. Alors on se sourit vite fait, jusqu&#8217;à ce que les zygomatiques lâchent. Quatre cafés, cinq cafés, deux paquets de clopes et un coup de colle sur ce carton poisseux qui sent l&#8217;œuf de cent ans. J&#8217;avale un club à gerber dont les miettes m&#8217;arrache la gorge, un coca light pour la ligne, on pense quand même au maillot. Quand on sort, il fait pas plus jour qu&#8217;au matin, j&#8217;ai été aussi productive et utile qu&#8217;un molard sur une vitre. S&#8217;avaler, se vautrer comme une larve visqueuse sur le canapé Ikéa que t&#8217;as même pas choisi. Manger à même le plat avec ta colloc&#8217;, t&#8217;étaler du beurre salé sur ton seul t-shirt propre et pire encore, aimer ça. A l&#8217;instant présent, je me sens femme et pétant la sensualité de tous les orifices. Pieds sur la table, mes vieilles pompes encore vissées dessus, je tente de mâchonner le peu de peau qu&#8217;il reste sur mon pouce, si je réussis à l&#8217;avoir, j&#8217;aurais pas perdu ma journée.</p>
<p style="text-align: justify;">Décembre, je t&#8217;encule.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/12/Cup-noodles.jpg"> <img class="size-large wp-image-970 aligncenter" title="Cup noodles" src="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/12/Cup-noodles-791x1024.jpg" alt="" width="358" height="463" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Ce à quoi Jésus, dans son immense sagesse et amour répliqua :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/12/Cup-noodles.jpg"> </a><a href="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/12/Jésus.jpg"><img class="size-large wp-image-971 aligncenter" title="Jésus" src="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/12/Jésus-791x1024.jpg" alt="" width="358" height="463" /> </a></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Le 25 novembre</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Nov 2010 22:17:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bulbe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques temps déjà circule un évènement sur facebook auquel bon nombre de mes contacts ont adhéré. &#171;&#160;Le 25 Novembre, tous en jupe pour lutter contre les violences conjugales&#160;&#187;. Je trouve extrêmement agaçant cette montée de pseudo féminisme style &#171;&#160;oui on a peut-être un vagin mais c&#8217;est nous le sexe fort, et toc&#160;&#187;. Je n&#8217;estime [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis quelques temps déjà circule un évènement sur facebook auquel bon nombre de mes contacts ont adhéré. &laquo;&nbsp;Le 25 Novembre, tous en jupe pour lutter contre les violences conjugales&nbsp;&raquo;. Je trouve extrêmement agaçant cette montée de pseudo féminisme style &laquo;&nbsp;oui on a peut-être un vagin mais c&#8217;est nous le sexe fort, et toc&nbsp;&raquo;. Je n&#8217;estime pas avoir besoin de montrer mon cul en plein mois de novembre pour montrer que j&#8217;apprécie moyennement qu&#8217;on puisse me flanquer des raclées parce que j&#8217;ai raté la cuisson du riz. Alors non, je ne serais pas en jupe demain, je pense mettre mon futal le plus anti-sexe, le genre jogging Domyo de break danceuse, je ne vais pas me laver (comment ça encore ?) et pire que tout, je ne vais pas mettre de déodorant. De la même manière qu&#8217;il ne suffit simplement pas de porter un ruban rouge pour que le Sida disparaisse, je doute que faire péter la jupette ait l&#8217;effet désiré sur la gente masculine violente.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/11/Jupette.jpg"><img class="size-large wp-image-952   aligncenter" title="Jupette" src="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/11/Jupette-289x1024.jpg" alt="" width="257" height="911" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">De plus, argument stupide, la jupe c&#8217;est l&#8217;accessoire par excellence qui donne envie qu&#8217;on se tape dessus. Je sais pas limite, organiser une Zombie Day spéciale femmes battues, déjà c&#8217;est fait avec beaucoup plus d&#8217;humour et d&#8217;auto-dérision. &laquo;&nbsp;Mais comment peux-tu avoir de l&#8217;auto-dérision sur tout et rien, sale trainée, sais-tu que près de 200 femmes sont tuées chaque année suite à la violence de leur conjoint ? MAIS T&#8217;ES COMPLÈTEMENT MALADEUH.&nbsp;&raquo; me diront les nanas de Ni pute ni Soumise. Parlons-en d&#8217;ailleurs, c&#8217;est quoi le nom de cette association ? Vous pensez réellement être crédible ? Ni chienne aguicheuse, ni putain prétentieuse, ni vieille coincée du cul, ni fétichiste des pieds, genre &laquo;&nbsp;Meufs normales&nbsp;&raquo; c&#8217;était pas un peu mieux pour exprimer l&#8217;idée ?</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis sérieusement, bientôt ça sera quoi ? &laquo;&nbsp;Le 25 décembre, tous en mini short et bottes blanches pour lutter contre les fêtes commerciales, enfoncez vous un cadeau dans le cul pour que l&#8217;impact soit plus fort !&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/11/Putain.jpg"><img class="size-full wp-image-953 aligncenter" title="Putain" src="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/11/Putain.jpg" alt="" width="500" height="258" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">De toute manière, soyons conscients d&#8217;une chose mes petites louloutes (je me permets, on a au moins un truc en commun vous et moi) ça n&#8217;est ni vos petits évènements style Charlie&#8217;s Angel, ni vos coups de gueules du genre &laquo;&nbsp;moi, je suis une femme indépendante qui en veut&nbsp;&raquo; qui changeront le moindre petit truc à la situation de la femme dans notre société. Au pire, vous passerez pour des nanas qu&#8217;essaient et qui n&#8217;ont qu&#8217;en bouche le proverbe &laquo;&nbsp;l&#8217;important c&#8217;est de participer&nbsp;&raquo; (élue phrase des losers du XXIème siècle). Vous remarquerez que ça n&#8217;est ni en mettant un string sur la tête, ni en vous placardant des codes barres sur le cul (&laquo;&nbsp;la femme n&#8217;est pas un objet hein d&#8217;abord&nbsp;&raquo;) que vous brillerez en société. Commencez par avoir un semblant de personnalité sans adhérer à des groupes de vieilles lesbiennes célibataires en colère, on avisera.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma participation à un concours il y a un ou deux ans, histoire de prouver que je suis une véritable pourrie, mais que j&#8217;ai quand même un coeur (mdr dirait l&#8217;autre). Des bisous les gonz&#8217;.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/11/Kit-mariage-Fini.jpg"><img class="size-large wp-image-954   aligncenter" title="Kit mariage Fini" src="http://bulbe.org/wp-content/uploads/2010/11/Kit-mariage-Fini-1024x767.jpg" alt="" width="491" height="366" /></a></p>
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