Jeune et super, mais alors super conne..

Le seul truc que j’aime encore à Rennes, et qui ne va pas tarder à disparaître, c’est la rue de la Soif. Pas pour la possibilité de boire jusqu’à être gonflé comme une vessie de porc, mais parce que c’est le seul endroit au monde où, pour 5€, tu as de l’alcool, des cigarettes et du spectacle de haute voltige comme par exemple une nana en manque de crack qui lance des verres sur les gens, ou un type qui a tellement de morve qui pend que quand il sourit ses fossettes s’en remplissent. Rue St Michel, c’est un mélange de tous les horizons, et même si moi, ça commence à me fatigué, j’ai vécu hier une soirée Rennaise qui m’a bien remué la gueule. Laisseuh moi, mon petit, te conter l’histoire d’une race qu’on s’est mise correcte, mes potos et moi.

Automne pouffe

Tout commençait pourtant comme un début de nuit tout à fait normal, nous avions bu quatre pintes de bière chacune et nous entamions les shots de vodka au rythme de notre respiration en menaçant de tuer la famille des gens qui faisait la queue devant nous aux chiottes et le serveur black du bar nous offrait des roses en nous faisant comprendre qu’on passerait bien un jour à la casserole. Rien de plus banal si ce n’est que nous avons été contraintes par la suite à partager notre table avec 3 types à l’air froid. Etant des meufs très bonnes nous avons l’habitude de nous faire harponner par des charmant « je vais te baiser », des « t’es bonne », ou encore des mignons « ta teuch j’la croque » comme le disait Olive et Tom. Tout ça pour vous dire que Rue de la Soif, les types bourrés on s’en méfie comme de la peste, ils touchent nos fesses et disent qu’on sent la vanille, ils vous offrent des verres mais sont plus chiants que la pluie et surtout, ils sont agressifs et que même avec nos grosse doc martens et nos réparties d’enfer (« AU SECOURS ! ») on en a un peu peur. Après discussion avec les messieurs en question, nous nous trouvons quelques points commun comme la prostitution de luxe et le pâté d’oie et décidons de continuer la soirée ou du moins le prochain bar en leur compagnie. Enfin blablabla, on s’est bu des verres, c’était lol mais moi ce qui m’intéresse, c’est la suite de la soirée où je viens de suite. En fait les mecs c’était des serial killers recherchés par la police pour avoir serial killé des gens. Non, je déconne bien sur. Ces types c’était des mecs qu’avaient pas de casseroles chez eux pour faire cuire des pâtes. Ces types ils ont achetés deux litres de whisky, j’ai bu (le whisky), j’ai vu (ma pote faire du sexe dans les waters), j’ai pas dormu (tête dans le cul). Imagine moi public, paumée au milieu d’un baisodrome alcoolique avec pour seuls amis un paquet de pâtes et du whisky. Déchéance, quand tu nous tiens. Heureusement, jouer au doigtdanlecutologue avec les couples qui se lèchent la gueule est une activité délicieuse et hautement ludiques, alors j’ai mit des doigts dans le cul à tout le monde. Et je pense que, malheureusement, mon geste ne fut pas apprécié à sa juste valeur. Ma grand-mère avait pour habitude de jeter de l’eau glacée sur les chiens qui s’accouplaient comme des gros dégueulasses, alors j’ai fait la même chose avec mes amis. Mais les gens n’aimaient pas. Ils n’aimaient pas non plus les morceaux de pain sec que je leur jetait sur la tête. Enfin bref, je m’amusais bien jusqu’à ce que je me rende compte qu’il était neuf heures du matin. Nous avons dansé une dernière fois sur de la musique de merde en fistant ça et là des gens siamois de bouche puis nous sommes parties en compagnie de deux jeunes hommes musclés (c’est le jour que mon amie remerciera de lui avoir lancé de la cristalline). Il va sans dire que nous étions ivres mortes, morts de faim, hystériques à cause de la fatigue, pour preuve  nous nous amusions à déposer une boule d’escalier (trouvée où d’ailleurs ?) n’importe tout en disant « Ayé, c’est 19 ème hihi » et ça nous faisait glousser comme des poulets morts.

Boule de escalier

« Ayé, bulbe est 19ème ! »

Arrivés devant deux types en costards, moi et ma grande gueule braillons un « bonjour témoins de Jéhovah », à quoi ils répondront « Bonzour », vu que c’était vraiment des Jéhovaseux. Pour nous faire pardonner ce pêché de méchanceté envers ces pauvres âmes, nous allons à la messe. Il va sans dire que nous avons tenues 3 minutes chacune parce que « accepte que le seigneur rentre en toi » ça fait marrer des meufs bourrées. Arrivons au marché des Lices, deuxième de France, vaste étendue de bouffe, paradis des types sous marie-jeanne,, je me suis grillée auprès de tous les commerçants « - BONSOIR MOSSIEUR ! – Il est 10h30″ petit dèj’ : crevettes, pain, fromage, olives et café noir. J’ai dormi toute la journée. A tous les envoyeurs de sms (près de 12 depuis que je me suis couchée, foutez-vous de ma gueule), vous me les brisez, je dors, lâchez moi.

J’adore ce genre de soirée bordel, j’adore. Mais j’en ferais pas mon métier parce que c’est fatiguant.

2 types qui ronchonnent pour “Jeune et super, mais alors super conne.”

LA BELGIQUE

Dimanche, 15. novembre 2009 à 22 h 49 min

Oui à la Rue de la Soif, à Rennes, à son canal, et à lafillequifaitbulbe qui me fait des crêpes au salidou.

Bulbe

Lundi, 16. novembre 2009 à 1 h 31 min

Meuf, j’ai une recette pour faire le caramel moi-même. On va pouvoir jouir.

Ponds nous quelque chose de flex :