Judas.
A raison de deux paquets de cigarettes par jour, une bouteille de vin blanc à moitié entamée git sur la table, un goût de fer permanent dans la bouche qui te rappelle que tu existes. Je ne m’étonne plus des litres de sang crachés qui jonche la porcelaine du lavabo. Un coup d’eau sur la brosse à dent suffira à nettoyer tous les doutes. Pas besoin de te démaquiller, connasse, t’as plus un trait d’eye liner sur la paupière interne. Un claquement de langue plus tard, t’attends que le soleil se lève, la gueule frappant l’oreiller de plein fouet. Tu repenses au divan, à la tapisserie néo-baroque. A la hâte de tout balancer à un inconnu, sans prendre la peine d’enlever son manteau. Piétiner dans la salle d’attente, s’enfoncer les ongles dans la paume, feuilleter deux trois magazines merdiques et regarder ses genoux qui tremblent. N’avoir les couilles d’être honnête que par écrit et maudire la stupidité des relations. S’enfoncer dans un mutisme, dans un secret, dans un sourire qui n’est qu’un loup. Se haïr de devenir ce qu’on a toujours critiqué, ne plus savoir boire avec raison, ne plus savoir manger. Gober, gober, gober. De la bite, des cachets, des mensonges. Attendre que le temps fasse son travail, se noyer dans la rancune et dans le dégoût, ne plus avoir rien à perdre. Drôle de sensation que de ne plus savoir où l’on va. Répéter pour la énième fois ton histoire, dans le désordre, en agitant les mains comme un pantin désarticulé. Finir la boîte de mouchoir, remercier pour la forme en balançant une petite blague histoire de prouver que tu n’es pas un cas social , pousser la porte et frapper le macadam avec les talons. Trente boules le bâtard, trente boules pour regarder, acquiescer d’un hochement de tête, les mains croisés sur ses petits genoux bien droits. Après tout, il fait son job. C’est toi qui l’a voulu, de quoi tu te plains ? Gober, gober, gober. Une bière, une anecdote, un porno. Incapable de te lever le matin, tu préfères passer des journées au pieu plutôt que d’affronter les pavés et les regards. Incapable de te justifier de ton manque de motivation de peur de passer pour ce que tu es vraiment. Alors on se marre, on sourit, tu commences à prendre l’habitude de faire genre que t’es toujours la gonzesse marrante que t’es censée être. Passer de l’amour à la haine, tu connais. Plus vraiment de choc, plus vraiment de frustration. A quoi bon stigmatiser des choses et des gens qui n’en valent plus la peine. Tu te protèges, tu t’interroges. Tu es ton projet. Avant de t’exposer aux yeux des autres, tu te travailles, tu te construis, tu t’élabores. D’ici peu de temps, tu auras fait les deuils, tu en ressortira grandis comme tu l’as toujours fait. Après tout, c’est très certainement pas le pire que t’as vécu, poupée, alors arrête de te morfondre, attrape toi le paquet, va voir des gens qu’ont le sourire, fais claquer tes pièces sur le comptoir et donne toi en spectacle comme tu sais si bien le faire depuis que tout a commencé. Après tout, si tu finis raide à chier en soutien-gorge sur la voie publique en balançant des insanités aux blaireaux qui te jaugent, ça n’est pas le problème des autres. Après tout, si ton bonheur c’est de ne plus te souvenir de rien, de zoner comme une coquille du bureau de tabac à ton salon, et du salon jusqu’au bar, qu’est-ce que tu peux en avoir à foutre. Faut s’adapter ma grande, faut s’adapter. Encaisse comme une actrice X, tu verras que ça fait les couilles de t’en prendre plein le bide, des bonnes grosses patates bien sèches et bien vigoureuses comme il faut. T’as de la chance encore, t’as pas une seule cicatrice qui se voit, alors arrête de geindre, tu sais au fond de toi que tout ira mieux. Tout ira mieux.

Nolwenn.
Très chère Nolwenn Leroy,
Je n’ai pas pour habitude de prôner le patriotisme aigu et je ne pense pas être quelqu’un de chauvin, non. Jusque là, tu avais cessé de nous briser les burnes à coups de maillets, et c’est sans parler de nos tympans. On ressortait de temps à autre ton « cassé » merdique, la voix qui mue et le teint ravagé histoire de s’en payer une bonne tranche autour de nos litrons. On s’en foutait un peu de ta gueule, comme de celle de Jean-Pascal, d’Houcine et autres saloperies qu’on s’amuse à nous faire gober sur TF1 quand 20h30 a sonné. Sauf que là ma grande, là, tu as dépassé les limites. En te lançant le challenge prémaché, fait et refait de reprendre des chansons bretonnes, tu viens de sonner de façon définitive ton arrêt de mort. Pour qui te prends-tu ? Sincèrement, qui penses-tu être pour avoir le droit de bafouer une région qui m’est chère de ta voix nasillarde et mal travaillée ? Qu’est-ce qui t’es donc passé par la tête, quels genre de drogues as-tu avalé pour penser une micro-seconde que tu avais le bagout et le charisme pour t’approprier le statut d’ambassadrice d’une culture avec une personnalité tellement violente, tellement forte, qu’elle te dépasse et t’écrase dès que tu oses prononcer son nom ? « Bretonne », c’est ça ? C’est ce que tu penses être ? Détrompe toi ma grande, détrompe toi. Tu es le symbole même de ce que la Bretagne renie, de ce que ma région vomit. Tu es une honte, un résidu de fausse couche, une insulte au patrimoine et quand on parle de toi, le taux de suicide dans notre région nous propulse à la première place du classement national. Sans parler de tes origines merdiques, pourquoi pas un album sur le Pas-de-Calais, tu le connais si bien ? Pourquoi pas une chanson, « Vichy », ode à Pétain qui retracerait avec amour ta scolarité dans la ville des pastilles blanches ? Tu n’as de breton que ta naissance, que ton putain de premier cri et malheureusement ça ne sera pas le dernier. Tu parles de choses que tu ne connais pas, qui ne t’ont jamais bercé, tu t’appropries un savoir précieux et tu bafoues des valeurs instaurées pendant des siècles, de génération en génération. Je parle d’intégrité, de chaleur, d’humilité et de droiture. Tu n’as rien de tout ça. Alors soit, ton album merdique, ton espèce de doigt d’honneur déguisé en hommage est peut-être dans le top 10 des ventes, simplement parce que les gens sont trop cons, parce que la Bretagne ça fait rêver quand on y a pas habité, avec ses côtes sauvages, ses landes, son côté celtique intact parce que justement petite pute, les autochtones respectent ça. Les beaufs aiment ce côté sauvage, l’air marin, l’écume qu’on se prend de plein fouet sur les digues morbihannaises. Les beaufs aiment bien ce mélange TF1 et traditions, c’est un peu comme voir Chasse et Pêche avec un fond de techno. Nolwenn, maintenant, c’est entre toi et moi. Je prends ton insulte personnellement, et c’est comme si c’était une menace de mort envers ma famille entière. Nolwenn, tu ne connais ni la sensation de croquer dans des crêpes le lendemain d’une cuite au cidre, ni la misère qui vit encore dans les fins fonds des campagnes Armoriques. Tu ne connais pas la fierté que c’est de dire « je suis bretonne » quand t’es expatrié, de se souvenir dans cette phrase des soirées rennaises, des rencontres permanentes, de cette force qui unit les quatre départements qui m’ont construite. Tu ne connais rien au bonheur de faire le marché des lices le samedi matin, d’écouter un boeuf de jazz au milieu d’une place publique pendant que toi, assise à une terrasse rue de la soif, tu te gaves des meilleurs produits qui existent. Nolwenn, tu mérites sincèrement d’avoir les cordes vocales exposées à côté du Gwen a du, tu mérites d’être noyée dans la quantité de beurre qu’il faut pour faire un Kouign Amann, de te faire lapider au milieu d’un fest noz par tous les petits vieux qui tiennent encore à leurs bigoudens. Tu mérites d’être frappée par toutes les veuves d’Ouessant, par tous les blaireaux bourrées de la rue de la soif, par tous les craignos de St Anne, par tous les briochins, par tous les brestois, par tous les lorientais, les vannetais, par tous les gens qui vivent avec cette certitude d’avoir un cœur qui gueule « Breizh Atao » à chaque pas qu’ils font. Parce que la Bretagne ma jolie, c’est un truc tellement puissant que tu sais ce que c’est uniquement quand t’as moisi dedans pendant au moins 20 ans.

Phantasme.
Parfois, tu te dois de te séparer de ce qui te fait encore frémir, de ce qui te fait battre le cœur dans le bas ventre, de ce qui te balance des poussées d’adrénaline à chaque fois que tu y penses. Parfois, tu te dois de dire merde, de tout plaquer, de t’auto-détruire avant qu’on ne le fasse à ta place. Il est l’heure, l’heure de dire au revoir, de se laisser sombrer quelques jours dans une mélasse poisseuse qui te colle au palais, de bouffer de l’amertume et de la mélancolie à bras-le-corps en laissant tout évoluer loin de toi, de fondre comme un bonbon au poivre dans la bouche d’un souffre douleur. S’enrouler dans une couette inconnue, se demander a qui appartient ce corps délicieux tapis à l’autre bout, apprécier notre connerie, étouffer un rire et se dire qu’à même pas vingt ans, on a le temps pour regretter. On se lève débraillés, la gueule au fond du fondement, on se jette un coup d’œil histoire de se remémorer la soirée, un sourire, une blague maladroite, on essaie de se demander comment on en est arrivé là. J’ai eu peur, mais même dans un état second j’ai toujours plutôt bon goût. On se la joue galant, tu manges quoi au petit dèj’, un café, puis deux, puis trois, sans vraiment avoir de choses à se dire alors comme des cons on se demande notre prénom en riant. Tu te demandes pourquoi il est si attentionné, pourquoi il t’a balancé ce sweat dans la gueule en te disant de te couvrir, petite catin, sinon tu vas nous choper une crève. Dans ton coin, tu penses aux dizaines de personnes que tu as rayé de ta vie dans un élan de colère passager, tu n’en as plus grand chose à faire avoue, si ce n’est qu’un espèce de goût de merde sèche, de rancune tenace que l’on tripote et racle comme une plaie sur des lèvres séchées par la froideur ambiante. Prise d’une nostalgie acide, tu te déshabilles dans une pulsion que toi même tu ne saisis pas. Lui, il comprend. Même si c’est juste pour sentir le goût de ses lèvres suintant le café trop sucré sur les tiennes, il comprend. T’as du tout lui raconter hier soir, en avalant ton dernier whisky, fringuée comme une putain qu’attend de se faire troncher.
Allongés sur le pieu dont les draps froissés pendent, une clope à deux sur un fond d’électro. Répéter trois fois que, depuis Aphex Twin on n’a jamais fait mieux, simplement apprécier le fait d’être d’accord. Se rhabiller en radotant que t’es mal fringuée, comme une pouffiasse de fête foraine, l’écouter rire et le trouver beau. S’éloigner pendant un temps de cet entourage d’artistes bruxellois qui se branlent sur leurs toiles en parlant de prise de position, qui se frottent sur leurs sculptures, sur leurs « concepts », leurs poésies à deux balles sorties tout droit d’un recueil de Carême, ne plus penser à lui, aux examens, aux blaireaux qui t’épuisent quotidiennement. Apprécier les caresses d’un type que tu ne connais ni d’Eve, ni d’Adam, avec qui tout se passe bien, avec qui il n’y aura ni regrets, ni souffrance. Dans le lit, ton bracelet gît, les perles en verre tapissent le drap, et la métaphore te prend à la gorge. Tu n’essaies même pas de le récupérer, tu sais que plus rien n’est possible maintenant. Tu lui expliques pourquoi t’as les yeux humides et ce con te sert dans ses bras en t’embrassant les cheveux. Il fait le demeuré, te charrie sur ta gueule de cadavre et réussit à te faire sourire, ce trou du cul, à te faire comprendre que c’est pas la fin du monde. Il enfile un caleçon trop grand pour son petit cul, agite ses grandes mains pour mieux appuyer ses propos et se dandine en allumant une énième cigarette. Il est pas con le bougre. Il est honnête. Il ne te promet rien, et puis, tu ne lui as rien demandé. Passer la journée chez lui, se balader à poil, bouffer devant un Simpson et s’excuser pour les bonnes manières que l’on a oublié. Le regarder se raser, assise dans le bidet, agitant ses chaussures comme une gamine qui patiente. Le grand type se retourne, un peu plus sérieux d’un coup. Il dit qu’il t’aime bien, vraiment bien, que t’es différente. Que t’as de la gueule, du bagout, un petit quelque chose de nouveau qui fait partir en vrille, ce genre de bordel rock’n’roll qui le fait bander sec et qui le remet en question. Oups, déjà entendu, tu ne m’auras pas mon brave, tu ne m’auras pas, trouve plus original j’ai pas que ça à foutre. A cette réflexion, il tique un peu, se dirige vers le miroir pour vérifier si un poil manque, avance le menton, se passe les doigts sur les joues. On échange les numéros, une dernière étreinte, un dernier baiser, à plus tard peut-être. Pousser la porte rouge, se les cailler sévère mais être ravie de savoir que cette odeur maintenant familière hante ton écharpe. Celle de cigarette, de perdition et de bière sans bulles. Les papilles brûlées reprennent vie comme si sa salive avait suffit à te faire perdre ce goût de pus et de sang qui te traversent la gorge depuis plus de deux mois. Si seulement la vie pouvait se résumer à cette journée, t’en serais sans doute pas là, à gratter le reste de vernis rouge qui s’accroche à tes ongles rongés, à avoir la flemme de nouer tes lacets, de te démaquiller. Arriver en bas de l’escalier, tu te dis que ça a goût de trop peu, cette merde, que ça pourrait durer quelques jours de plus.. A peine ta Camel allumée, tu te surprends à voir ton index se pointer vers un nom, vers une sonnette dont l’écriture te rappelle un moment où quelqu’un t’as aimé.
Dring.

Joyeux décembre.
Y a toujours un moment à ce niveau de l’année où l’amour propre baisse d’un ton, ou je passe mon temps à zoner en caleçon sur le vieux parquet, à la recherche d’un vieux pot de Aiki croupissant dans les méandres de mes tiroirs. Y a toujours un moment où j’ai l’impression de puer le fond de cul même après une heure sous la douche, où j’ai les cheveux gras après quarante shampoings, où je passe pour une conne incroyable aux yeux de gens auxquels je tiens, où les montagnes de fringues sales s’unissent avec celui qui sèche. Systématiquement, un mois avant noël, je m’abandonne à ces trucs que je critique tout le restant de l’année. J’écoute de la musique chiante, je bois des litres de bières en me plaignant que ça fait roter mais au fond de moi je trouve ça drôle, je m’entiche de gens bizarres et je ronge mes ongles, putain, qu’est-ce que je me ronge les ongles. Je ne me coiffe plus le matin, un bonnet cachera les dégâts, pas le temps pour la crème hydratante, un coup de crayon pour planquer le côté rock et pas dans l’œil cette fois, s’il te plait. J’enfile des docs trop grandes et je trace dans la neige en rampant de la semelle. Je renifle, jette un coup d’oeil morne vers les vitrines, histoire de voir si je suis toujours capable d’avoir envie de quelque chose. J’arrive à la bourre sans excuse, un « bonjour » quand il se tient, j’étale mes A2 en pignant lamentablement et je me dis qu’au final, j’aurais du continuer ce rêve où je couche avec le pape. Un café, puis deux, puis trois. Rien n’y fait. Faut-il que je sniffe pour retrouver un tant soit peu mon hystérie des beaux jours ? La chaise est dure, il fait trop chaud, trop froid, et y a l’autre et sa gueule de con qui me fixe comme un sphincter récupéré sur un accidenté, mais qu’est-ce que tu veux bordel, avec ce qui te sert de visage, résidu de fœtus sorti par le mauvais trou, tu vois pas que je chie la vie là , tu saisis pas que je suis comme un peu comme Jena Lee au réveil ? Autour de moi, ils sont pareils. Alors on se sourit vite fait, jusqu’à ce que les zygomatiques lâchent. Quatre cafés, cinq cafés, deux paquets de clopes et un coup de colle sur ce carton poisseux qui sent l’œuf de cent ans. J’avale un club à gerber dont les miettes m’arrache la gorge, un coca light pour la ligne, on pense quand même au maillot. Quand on sort, il fait pas plus jour qu’au matin, j’ai été aussi productive et utile qu’un molard sur une vitre. S’avaler, se vautrer comme une larve visqueuse sur le canapé Ikéa que t’as même pas choisi. Manger à même le plat avec ta colloc’, t’étaler du beurre salé sur ton seul t-shirt propre et pire encore, aimer ça. A l’instant présent, je me sens femme et pétant la sensualité de tous les orifices. Pieds sur la table, mes vieilles pompes encore vissées dessus, je tente de mâchonner le peu de peau qu’il reste sur mon pouce, si je réussis à l’avoir, j’aurais pas perdu ma journée.
Décembre, je t’encule.

Ce à quoi Jésus, dans son immense sagesse et amour répliqua :
Le 25 novembre.
Depuis quelques temps déjà circule un évènement sur facebook auquel bon nombre de mes contacts ont adhéré. « Le 25 Novembre, tous en jupe pour lutter contre les violences conjugales ». Je trouve extrêmement agaçant cette montée de pseudo féminisme style « oui on a peut-être un vagin mais c’est nous le sexe fort, et toc ». Je n’estime pas avoir besoin de montrer mon cul en plein mois de novembre pour montrer que j’apprécie moyennement qu’on puisse me flanquer des raclées parce que j’ai raté la cuisson du riz. Alors non, je ne serais pas en jupe demain, je pense mettre mon futal le plus anti-sexe, le genre jogging Domyo de break danceuse, je ne vais pas me laver (comment ça encore ?) et pire que tout, je ne vais pas mettre de déodorant. De la même manière qu’il ne suffit simplement pas de porter un ruban rouge pour que le Sida disparaisse, je doute que faire péter la jupette ait l’effet désiré sur la gente masculine violente.

De plus, argument stupide, la jupe c’est l’accessoire par excellence qui donne envie qu’on se tape dessus. Je sais pas limite, organiser une Zombie Day spéciale femmes battues, déjà c’est fait avec beaucoup plus d’humour et d’auto-dérision. « Mais comment peux-tu avoir de l’auto-dérision sur tout et rien, sale trainée, sais-tu que près de 200 femmes sont tuées chaque année suite à la violence de leur conjoint ? MAIS T’ES COMPLÈTEMENT MALADEUH. » me diront les nanas de Ni pute ni Soumise. Parlons-en d’ailleurs, c’est quoi le nom de cette association ? Vous pensez réellement être crédible ? Ni chienne aguicheuse, ni putain prétentieuse, ni vieille coincée du cul, ni fétichiste des pieds, genre « Meufs normales » c’était pas un peu mieux pour exprimer l’idée ?
Et puis sérieusement, bientôt ça sera quoi ? « Le 25 décembre, tous en mini short et bottes blanches pour lutter contre les fêtes commerciales, enfoncez vous un cadeau dans le cul pour que l’impact soit plus fort ! »

De toute manière, soyons conscients d’une chose mes petites louloutes (je me permets, on a au moins un truc en commun vous et moi) ça n’est ni vos petits évènements style Charlie’s Angel, ni vos coups de gueules du genre « moi, je suis une femme indépendante qui en veut » qui changeront le moindre petit truc à la situation de la femme dans notre société. Au pire, vous passerez pour des nanas qu’essaient et qui n’ont qu’en bouche le proverbe « l’important c’est de participer » (élue phrase des losers du XXIème siècle). Vous remarquerez que ça n’est ni en mettant un string sur la tête, ni en vous placardant des codes barres sur le cul (« la femme n’est pas un objet hein d’abord ») que vous brillerez en société. Commencez par avoir un semblant de personnalité sans adhérer à des groupes de vieilles lesbiennes célibataires en colère, on avisera.
Ma participation à un concours il y a un ou deux ans, histoire de prouver que je suis une véritable pourrie, mais que j’ai quand même un coeur (mdr dirait l’autre). Des bisous les gonz’.

Pages:
Prev
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
...26
27
28
Next