En vrac..
Retour de Paris, j’ai préféré me retenir d’écrire à mon arrivée parce qu’une fille qui se plaint, c’est jamais très amusant à regarder, sauf quand elle commence à crier super fort en s’attrapant les mamelles. Bulbe me manque. J’ai encore dépensé un fric monstrueux, bouffé des steaks de riche avec Dorian. J’ai revu Topain Gui et Topine Célinou pour aller dans un hangar désaffecté d’EPITECH boire de la bonne bière. Et c’était super bon de les retrouver. Trisomie et moustache d’Hitler . J’achète toujours des trucs stupides avant de partir de Rennes, comme ce carnet Rhodia hors de prix que je trimbale à droite à gauche, le carnet de Bord-erline comme l’appellera mon acolyte en paraboots, ou ces cigarettes au goût feu de forêt, ce briquet que j’ai déjà en mille exemplaires. Palais de Tokyo, Klein fut absent ce qui expliquera mon désarroi de fille qu’aime l’art moderne mais qui au final ne blaire que le Modigliani, deux trois tableaux de Dufy et abhorre le cubisme, j’ai bloqué 20 minutes sur une vidéo où le mec disait « Picasso, sun, Dali, sun, Dufy, sun, Modigliani, sun etc.. » en se déshabillant pour au final m’assoupir sur le banc comme une roumaine en pleine ménopause. Je peste d’ailleurs un joyeux coup de gueule contre ces parents qui ramènent leurs gosses hyperactifs dans les musées en leur souriant. Ceci dit, c’est vachement rigolo de s’approcher du môme en question qui tripote du César Baldaccini, de serrer la mâchoire et de siffler « TUTOUCHEUHPAS » en fronçant les sourcils et écarquillant les yeux (prouesse physique, ça demande un BAFA et quatre mini-camps de trois semaines).

Café, chocolat viennois dans un café bobo avec mes délicieux parents qui pestent parce que la bière est chère mais qui a côté de ça ne se nourrissent que de coquille St Jacques au beurre maître d’hôtel. On discute, on échange, on fume. Paris est soleil et tape sur la gueule.
Retour sur Rennes, comité d’accueil délicieux, je suis tellement fatiguée qu’on me dirait sous crack et je parle de moi à la troisième personne du singulier en croquant dans mon rouleau de printemps. La soirée se termine aux 15 ans d’Acrorock, avec Tagada Jones. On se fait chier. Alors on fait de la merde comme des gamines dans un diner de vieux, en faisant preuve d’une mauvaise fois exemplaire. Les punks sont des gens sales, inintéressants et qui sentent mauvais.
Rennes est paisible. J’adore ces fins de week-ends où mon père met les Beatles dans tout l’appartement, fait du feu et s’avachit dans le canapé. Ces week-ends là, ils sentent toujours bons le financier aux amandes, le cheesecake aux fruits rouges, le magret de canard au miel et aux épices et la couette/bouillotte.
J’aurais voulu me déguiser.

Nicolas aime Edward Cullen et la culture d’aujourd’hui.
Pourquoi fais-tu ça ?.
Il n’est de véritable déception que de ce qu’on aime.
Georges Bernanos.
(Un type bien.)
On the road again, je me casse demain pour Paris, avant de vraiment commencer à déprimer sec et à ré-utiliser des mouchoirs plein de morve. A l’image de la neuvième de Beethoven pour Alex (Clockwork Orange), le mot « Rennes » me provoque des nausées gargantuesques. Un pied dans cette ville et tout se passe comme si vous n’étiez jamais partie.
Anyway, cessons de nous plaindre. De toute manière, c’est partout pareil, sauf en Éthiopie où vous pouvez être sûr d’avoir des surprises tous les jours.

« Ouais super, on va pouvoir faire caca ! »
Des plans « nouvel an » de porc en perspective histoire de retrouver une bonnasse exilée en Finlande, un concert prévu (merci Thomas) et ça repart de plus belle en chantant Fever Ray.
Trêve de plaisanterie, j’embrasse le ciel, j’embrasse ta mère et je te cale un petit montage stupide Orange Mécanesque parce que j’aime ce film plus que tout au monde..

La vierge Marie aimait bien l’ultraviolence.
Pour ceux qui veulent la police, elle s’appelle « Timepiece » sur Dafont.
Manneken triste..
Salut à toi, chose flasque et putride moisissant dans le freezer d’une famille sénégalaise nombreuse.
Je reviens d’un safari dans le pays aride qu’est la Belgique, et mon haleine refoule la fricadelle trop poivrée. J’ai du mal à me détacher du « nonante » et du « septante » des bus bruxellois et les paquets de cigarettes à moins de 5€ manquent à mon coeur comme le braille à un petit aveugle.
Départ à l’aube le vendredi matin, la bonne nausée de nuit blanche qui nous sciera le ventre jusqu’à la sieste. Abus de boissons légèrement alcoolisées et types qui dessinent, qui dessinent, qui dessinent.
Nous aurons donc joué les prolongations (<private joke> oui on sait que ça vient de toi</private joke) simplement parce que notre conducteur de train finissait sa Duvel au troquet du coin et qu’il avait décidé que, bordel de mert’, ces français ils sont quand même bien stressés même si ils ratent leur correspondance à Lille. Au moins, j’aurais pu profiter de ma dernière Westmalle, de l’ultime Triple Karmeliet sans doute avec plus de joie et de volupté, Ôhoho volupté, que de raison.
Musée Magritte, de la balle, mais attendez l’automne 2012 pour pouvoir en profiter convenablement, les touristes flamands envahissant ce dernier, dernier film de Hanneke, une chiasse torride de lendemain de cuite qui vous scotche au trône pendant des heures. Il se serait branlé dans une bible j’aurais trouvé ça plus caustique.
Au final, c’était beaucoup de viande, beaucoup de bière, des culottes H&M, du fromage, pas mal de lendemains de soirées où on se dit « Zut. », beaucoup de types qui te font « hinhin » et des retrouvailles qui font quand même vachement plaisir.

Jésus était vraiment dégoûté de devoir dire adieu à Karmeliet, l’amour de sa vie.
Le retour se fera de manière chaotique pour des raisons que nous tairons ici, même si on peut citer les putes de mémés qui nous ont quand même bien brisés les noisettes à parler comme des grosses malpropres sourdes et séniles (« Grâce à ces gros verres de lunettes, j’arrive mieux à me faire la moustache! »). Le séjour s’est terminé devant un burger avec de la pisse à la bière au prix d’une Geuze Lambic, Rennes, terrasse, onze heure du soir. J’ai les yeux en mode joues de boeufs et je crois bien que je vais me mater des bonnes séries de merde où les filles morflent parce qu’elles ne rentrent plus dans leurs 36, où les hommes sont finit au pipi et jouent aux rugby, où les profs sont des pervers qui matent les cameltoe des élèves pendant les sermons.
S’en suit une vidéo à regarder sous opium, en dédicace à un type cool qui, je l’espère check ce site avec assiduité et bonhommie. (J’avais juste envie de caser bonhommie).
Je vous embrasse. Sauf toi dans le coin, parce que t’es pas bien beau.
Brunes selles..

Pardon mille fois pour ce titre drôlement dégoûtant dans la bouche d’une jeune fille embourgeoisée comme moi, mais la folie folichonne me monte tellement à mes pommettes fardées Chanel que je ne puis m’empêcher de faire des jeux de mots keukinslulz. Je suis volupté. Demain, ou plutôt toute à l’heure à 5h49, avec une gonzesse J&J, je me barre pour le pays des milles et une nuit version « Fricadelle et Poulycroc » (si tu n’as jamais gouté de Poulycroc de ta vie, tu mourra sot et impuissant, ou aigrie pour les hommes à vagin), j’ai cité Bruxelles.
C’est un peu les vacances donc je pense que je vais m’adonner à des actes néfastes pour ma santé et pêchés pour mon âme tels que boire des bières à 9° en bouffant du fromage d’abbaye et en faisant un concours de rots avec des gens qui me sont étrangers. Ou alors je vais dévaliser des magasins en dépensant du fric que je n’ai pas. Ou je fais les deux tout en me goinfrant de chocolat au lait praliné noisettes qui vont vite fait me refiler mes poignées de valises. Enfin bon, au programme, de la franche camaraderie qui rigole une fois (jamais deux) et des escapades champêtres dans des contrées lointaines. Il va sans dire que j’essaierai dès mon retour de vous faire part de mes échanges avec les autochtones/aborigènes de la jungle, il paraît qu’ils mangent les culs des poules dans des pains pitas, ça risque d’être exotique. J’ai pris mon appareil photos et de la nourriture lyophilisée au cas où la nature reprendrait le dessus. Mais n’ai crainte, étranger, je serais de retour dès lundi, poil au kiki, pour te dresser un bilan aussi droit que la tour de Pize (poil au pubiz).
Je t’embrasse sur la bouche, avec entrain et passion (poil aux nichons) en espérant que Dieu te garde et je te souhaite tout plein joie (poils aux bras) pour cette fin de semaine (poil à l’aine).
Jugements hâtifs.

Après avoir passé trois jours monstrueux sous la couette, c’est ce matin, vers 17H30 que j’ai décidé d’aller claquer le macadam rennais. Après avoir ôté le thermomètre de mon…. dessous de bras (ah étranger que tu es salissant) j’enfilais mes chaussures vernis talons 13 cm histoire de montrer que « Mais naon tout va bien tu vois, je sais marcher avec des échasses de pute, que peux t’il m’arriver ? » malgré les 39° qui mettait en doute les compétences de mon oreille interne. Une fois rentrée chez le gnakwé le plus chicos de ma province et englouti mon rouleau de printemps de fille qu’a envie de vomir tous les midis, je me suis dirigée vers les « Galeries La Faillite » histoire de faire le plein de steaks et de jus de litchi.
C’est une fois arrivée à la caisse en titubant telle une sagouin qui sait même pas marcher correctement sur la pointe des pieds, j’ai croisé une vieille connaissance du collège avec un landau et un gosse sur qui Marc Dutroux aurait grave kiffé. S’en suit le mécanisme catastrophique du « jugement trop hâtif ».
Je cite « c’était une pute au collège, je me souviens, elle collait à tout ce qui bougeait, mate moi son sourire de garce avec son rouge à lèvres prunasse, bordel, elle a 17 ans et un polichinel déjà hors du tiroir, ça me débecte moi, dégueulit sur sa tronche, avec un peu de chance, c’est untel son père, ce type qui portait des jeans dégueulasses avec des trous dedans et avec des diams de pouilleux aux oreilles, ouais à tous les coups cette chienne s’est fait piner par.. »
- Comment tu vas depuis le temps ?
- Bah écoute, pas trop mal, c’est ton gamin ?
- Tu déconnes ou quoi, c’est mon petit frère. Je te présente ma mère au fait.
Ô mieux aimé, c’était un mélange entre beurrer mon slip de soulagement et avoir honte de moi-même. Enfin surtout du soulagement au final, parce qu’avoir honte de moi ça ne m’aurait servi à rien, lolmdr, comme disent les bouffons.
Enfin bon, toutes ces péripéties quotidiennes m’ont fait penser à une compagne de pute sympa (Ameriquest).
Bref, big cassedédi à toutes les mamans ménopausées. Un suppo et au lit parce que j’ai quand même l’impression que le front me cache les yeux.