Depuis toujours, j’apprécie de découvrir des cultures différentes, de rencontrer des gens d’horizons totalement improbables [insérer ici des propos d'une tolérance déstabilisante afin que l'article ci-dessous ne soit pas considéré comme raciste]. Il s’avère cependant que depuis trois mois, le choc des civilisations a eu lieu. J’ai fait, malgré moi, la connaissance de la petite famille de 8 congolais qui vivent dans le 80m2 au dessus de chez moi. Parfois, à 3h du matin, la mère de famille nous accueille sur le parvis de l’église, en bas de chez moi.
On se demande régulièrement si nous n’habitons pas actuellement sous une piste de bowling privée. Réveillées par des fracas à trois heures du matin, il semblerait que la famille en question ne communique que par des hurlements dignes de spectateurs de 2girls1cup (oui, ce truc m’obsède ces derniers temps).
Trois fois par semaine, c’est un peu Koh Lanta dans la cage d’escalier. Et là, je peux vous l’affirmer mille fois, ça cocotte la basket de sportif de haut niveau. Tellement, qu’on a fini par avoir des doutes sur la provenance de leurs déchets.
Et j’apparait dans un article de Clara, et je suis vachement contente. VACHEMENT CONTENTE PUTAIN.
Depuis longtemps je m’intéresse de plus ou moins près à la publicité, sur tous les supports. Je l’apprécie pour son esthétisme, pour certains messages qu’elle peut faire passer, pour l’humour assez fin qui peut parfois être utilisé pour des produits merdiques, enfin bref, j’aime ça, comme j’aime croquer dans n’importe quelle substance grasse en rentrant de soirée à quatre heures trente. C’était donc sans aucune crainte que j’achetais mon billet hors de prix pour la nuit des Publivores à Bruxelles, au palais des Bozar (oui amis parisiens, en plus d’être cons, les Belges ne savent pas écrire). Je lis vite fait « 4h de spots publicitaires dans une ambiance hors du commun », je fais jackpot, j’entre mon numéro de CB et j’attends devant ma boîte aux lettres, toute frétillante, que le précieux ticket brillant passe la fente, oui la fente. On passe les deux semaines d’attente, j’ai pas fait grand chose qui pourrait vous intéresser. Devant le palais en question, 19h15 soit plus de trois quarts d’heures avant que ça ne commence vraiment. On se faufile entre les deux bouteilles de Perrier géantes, on récupère deux trois cadeaux merdiques dont on ne connait pas encore l’utilité, on choppe des places, et on regarde autour de nous. Dans nos mains gisent les « cadeaux » qui vont nous coûter patience et nerfs :
Je jette un coup d’oeil à côté du couple à côté de moi.. En tout cas, une chose est sûre, ils se sont bien trouvé.
La gonzesse s’amuse avec les bâtons de bruit (qui font le même sonque deux canettes qui s’entrechoquent) comme un gamin qui découvre la neige, elle a les yeux qui brillent, les miens rougissent. Son copain la prend en photo, comme un papa poule à Disney Land et je commence à me demander si il leur arrive de sortir plus d’une fois par an. La foule s’énerve, on peut aisément deviner le nombre de neurones qui hantent cette salle pourtant magnifique quelques heures avant. Et vlanvlanvlan et crouicrouic « A POIL A POIL A POIL ». Un DJ de Fun Radio s’amuse à les chauffer, on se croit dans une boîte de province, et je m’y connais. Et tiens, je te met du Sexy Bitch, et tiens, je te bourre de David Guetta comme une oie avant Noël, et hop, je passe par Seven Nations Army histoire que tu beugles un « popopopo » qui te rend content comme un vulgaire chiot. Je regarde ma très chère amie que j’ai trainé ici, je m’en veux. Nous sommes les seules qui ne nous soyons pas mises debout. Arrivent les animateurs. Sur leurs CV ? Au choix : « Animateur d’émission de cuisine sur Canal J », « Voix off sur Tiji », « Professeur de tektonik ». Leurs premiers mots ? On va tester le public passeke nous, on fai tt le tmps ça mdr. Ça a duré une heure, une heure de merdier, de karaoké sur Stromae (icône Belge connu pour ses innombrables expressions faciales et son charisme d’éboueur), de « cadeaux à gagner », de « vous êteuh fatigués ? », de chorégraphie de masse. sincèrement, si je n’avais pas payé 30€ pour cette merde, je me serai probablement barré en bourrant mon sifflet en plastique dans la gorge vibrante de ma voisine. Après une heure de show « Arthurien », les publicités ont commencé. J’ai pu m’installer plus ou moins confortablement pendant les quelques spots, de qualité je dois l’avouer. Entracte de 15 minutes, tout le monde se rue sur la lamentable nourriture que nous offrent les organisateurs, soit 4 euros pour un burger IMMONDE pain/ »steak/pain », 2€ pour un coca pisseux que vous n’avez, bien évidemment, pas le droit de consommer à l’intérieur de la salle « passque ça coûte trop cher si on veut nettoyer HIHIIIIII » s’exclamera la pouffiasse (grosse en plus) décolorée qui « chauffait » les hooligans en herbe. Je trouve ça absolument lamentable que pour une soirée d’environ 7h temps d’attente inclus, le service de restauration ne soit pas de meilleure qualité. Oui, mater des publicités pour du fromage toute une soirée, ça creuse. Des types sont fous de joie, se prennent en photo dans leurs déguisements de cow-boy, on se croirait à une fin de soirée de parano.be (pour les connaisseurs qui apprécieront le geste, j’en suis certaine).
Pour résumer, c’est beaucoup de bruit pour rien et j’aurai aimé quelque chose d’un peu plus prout prout, je commence à vraiment avoir du mal à vivre à l’unisson avec le bas peuple. « A POUAAAAAL »
« C’est 4 euros.«
Pour ne pas partir fâché, je vous invite à « visionner », à dire sans décoller les lèvres, ce spot qui m’a bien fait sourire.
Accrochée à ta sonnette, hagarde et suffocante, j’hésite encore entre planter mes avants-bras dans tes orbites et m’affaler à tes genoux pour te prier d’arrêter ça. J’hésite encore entre t’allonger de force sur ce putain de pieu où nous nous sommes aimé et t’exploser la bouteille de gnaule à dix boules que je tiens, tremblante, entre les deux doigts qui ne m’ont pas encore lâché. Tu tardes putain, tu tardes. Il est trois heures et demie passé, tes voisins gueulent, je les emmerde putain, je les emmerde, et tambourine de plus belle à ta porte en hurlant. J’ai tout gaulé ce soir. Tout. Je t’ai déshabillé, arraché ton épiderme comme on dégage une culotte de mauvaise qualité. Je suis brûlante, poivrée, fiévreuse, comme au réveil d’un mauvais songe qui nous obsède pendant 48h, où ta voix résonne comme un gong, où tes putains de bribes mielleuses se transforme en menaces de mort. Suce moi les boules et continue de penser que je ne suis au courant de rien, ne t’arrête d’humecter mon cul de ta langue rêche pendant que je relate en boucle les saloperies que tu as pu me faire. Courbe l’échine, je te la brise, aussi nettement que tu détruis mon égo. Le cul bien moulé dans tes caleçons hors de prix, les couilles soutenues dans la soie puisque tes mains ne suffisent plus, tu niera en bloc en éructant ton tissu d’insanités comme quoi j’ai tort, que les temps ont changé, et moi, je fermerai ma gueule en souriant naïvement, je passerai à autre chose en finissant mon whisky discount. Je ferai comme quand j’étais jeune et que je croyais qu’il suffisait de deux ou trois pénétrations pour accéder à l’amour fou. Je ferai comme si j’avais que ça à foutre de perdre mon temps entre tes bras visqueux, suintant la merde et la mesquinerie. Peut-être qu’un jour, je digèrerai, ta queue empaillée, ta queue empalée sur mon mur de plâtre qui s’effrite. Au moins, une fois dans mon salon, entre la commode et le miroir baroque, tu peux être sûr que là, je serai la seule à y toucher.
Depuis quelques jours, Bulbe était offline. Oui, j’ai foiré une mise à jour automatique, qui dit mieux. Je n’ai jamais été douée pour cliquer sur des icônes, c’est malheureux. Anyway, après avoir repeint mon jogging Domyos de lendemain de cuite et avec l’aide précieuse de Valentin, c’est finalement fixé. Le travail était dur mais la mère et l’enfant se portent bien. Merci à tous les gens de Twitter qui m’ont proposé un coup de main, comme quoi, on a beau cracher dans la soupe, c’est toujours pas mal d’avoir des types compétents et serviables « dans le coin ».
En faisait joujou avec mon merveilleux téléphone, quoi de mieux que de scanner les codes barres de vos paquets de cigarettes quand vous vous faites chier en soirée TMTC, j’ai eu l’idée de créer ce petit machin qui sera bientôt imprimé et balancé format carte postale un peu partout à Bruxelles, bars y compris, Inchallah.
Ma très chère petite planète bleue que nous nous amusons à détruire tout en triant nos déchets parce que ça fait bien,
Je me permet de t’écrire ces quelques bribes suite au visionnage involontaire du lynchage de Doaa Khalil Assouad (que je vous prierai de ne pas regarder, lecteurs sensibles), jeune fille broyée à coup de bloc de béton parce qu’elle aimait bien un type. J’aurais bien casé un lol si j’avais suffisamment de recul par rapport à cet évènement, mais je vous avoue qu’à chaque heure depuis deux jours j’ai l’image de cette gonzesse à moitié à poil qui me hante à chaque heure. Je voulais savoir si les décalages horaires pouvaient parfois s’élever à un décalage de siècle dans certaines contrées, car je ne comprends plus vraiment comment tu as créé l’Homme, et Dieu, mais à l’avenir, évite d’avaler les petits cachets blancs qu’on t’offre en discothèque. Quoi qu’il en soit, je ne fais pas parti de ces gens qui militent, qui s’engagent et qui veulent abandonner leurs vies et leurs études pour construire des écoles en Ouganda, non, j’ai déjà assez de mal à gérer ma propre existence, les études, payer les factures à tant, je vais manger quoi à midi, je préfère m’amuser avec mon Macbook et me poser des questions existentielles comme « draps en soie rouge ou pourpre ? Je me fiche, comme beaucoup, de ce qui ne m’atteint pas directement. Je me fais du soucis pour mes amis, pour mes proches, pour ma petite gueule pouponne et pour mon poids, parfois même je pleure quand mon vernis Lancôme s’écaille ou que je crame mes robes avec des cigarettes, mais que veux tu, j’ai été faite comme ça. Enfin pas vraiment, mais je doute que mes très chers géniteurs acceptent que je dépeignent noir sur blanc ma confection sur un waybssite. Je ne suis pas de ceux qui ont une page Wikipédia, parce que les choses que j’ai fait de bien jusqu’à maintenant, c’est surtout pour ma gueule. Sans doute qu’un jour, quand je serai quelqu’un de mature et de très puissante, je m’engagerai dans une bonne cause, comme l’organisation de Bar Mitsvah, ou designer une grande marque de fast food. Peut-être serait-il temps de rétablir nos priorités ? Retraites, écologie, droits de l’Homme, excision, pollution, il m’a volé mon goûter à la récré, fourrure, religion, terrorisme, harcèlement, licenciements, grèves, autant de mots que d’emmerdes qui s’amusent à nous compliquer la vie, plus ou moins. Alors oui, quand je me retrouve dans mon lit Ikéa, dans mes draps en soie pourpres (j’ai choisis pourpre lecteur, oui, j’ai bon goût, dans mon 85m2, à fréquenter qui je veux, à boire ce que je veux, manger des gros trucs bourrés de lipides en me plaignant par la suite que j’ai un gros cucul, faire des études qui me passionnent, dépenser de l’argent en fringue pour être bonne, oui, j’avoue, ça m’arrive de me dire que merde, le moindre geste que je peux faire au quotidien relève de l’héroïsme quelque part là bas. Oui, parfois je me sens un peu comme le Abraham Lincoln de notre siècle, je rêve de beaux gestes « gravés dans la roche » tels des traces ultimes de mon piétinement sur cette Terre sacrée. Et puis je croque dans ma salade Moza-tomate, me paye un café issu du commerce équitable, parce qu’il est bon et pas cher, gratte des croquis qui sentent les pieds sur du papier pas recyclé du tout, qui me coûte huit bras et dont je prends même pas soin.
Et j’ai pas le temps de faire des montages de qualité, parce que je travaille. Voilà.
Aujourd’hui, jour béni où le technicien de mon fournisseur ADSL a franchi ma porte d’entrée, frôlant de ses pieds douteux mon paillasson design, je me suis dit que ça valait le coup d’avoir attendu plus de deux mois pour avoir internet. Oui, mes très chers frères, oui, mes très chères sœurs. Aujourd’hui, Bulbe a un an. Alors oui, okay, osef, article classique et bidon que même la fille sur skyblog elle fait, mais mine de rien pour moi c’est important. Bulbe, c’est un peu mon placard à moi, mon endroit intime où d’habitude on se décrotte le nez à l’abri des regards hostiles, c’est le lieu où tu regardes tes films porno en culpabilisant, te rongeant les ongles d’une main, te faisant briller la béquille de l’autre. Peut-être que, contrairement à tout cela, j’ai besoin qu’on me regarde faire des choses que tout le monde fait, mais que tout le monde trouve dégueulasse quand ça vient de quelqu’un d’aute. Comme dire du mal des juifs. Ou vomir sur quelqu’un, et sur tes cheveux en passant. Bulbe m’a terriblement manqué, et pourtant j’avais besoin de cette retraite spirituelle qui consiste à recommencer à suivre une scolarité plus ou moins normale, avec des gens bizarres, exclusivement des blondes qui hurle du Claude François au milieu des assemblées, mais je sens que ce nouveau départ, ce nouvel horizon tant attendu me sera plus que bénéfique. Je quitte les emmerdes, je quitte une ville avant de commencer à la haïr, un pays avant d’en avoir honte, et un entourage que je pense, avec du recul, plus nuisible qu’utile. Pour la première fois de ma vie, je suis passionnée par mes études et soutenue dans mes projets, j’ai un superbe appartement que je partage avec la femme de ma vie, je découvre une ville pleine de qualités et par dessus tout, j’ai de nouveau l’impression d’apprendre. Enfin bref, pour résumer, je suis de retour, vivace tel un lardon sur une poêle chaude, simplement heureuse d’être ici, et d’avoir Internet.
Bulbe. Parce que qui dit Bulbe, dit rachidien, qui dit Rachidien dit Dati, qui dit Dati dit daté, qui dit daté dit péremption, qui dit péremption, dit mort (ou au moins, au moins hein, une vilaine indigestion). Eh oui petit coquin, ici, on a de l'esprit, du cachet, du jargon, beaucoup de bières et surtout, on fait de la logique pour s'émoustiller les méninges. Au moins, ça t'occuperas et tu risqueras pas de choper des mauvaises MST en jouant à tripotitripatouille avec la première smicarde venue. Parce qu'ici, on prendra soin de toi, que tu sois blond ou brun, que tu ais des Louboutin ou des Chanel, que tu portes ta rolex à droite ou à gauche. Sur Bulborg, on est tolérant et on ne montre pas les dents.