Upset.
Si je pouvais caler en paix à chaque feu rouge sans que 20 personnes se moquent de moi comme le souffre douleur de la classe, ma vie serait vachement plus simple. J’y peux rien si ces putains de pédales sont trop sensibles, j’y peux rien si le soleil me rend molle et inintéressante, je suis bretonne putain, le beau temps je ne connais pas (enfonçons les stéréotypes bien profond, allay tous ensemble). Quoi qu’il en soit, je gère le démarrage en côte, super utile, je vais devoir me garer dans des skateparks tout le restant de ma vie, youpi pouin pouin. J’écoute de la soupe, depuis que Carmen Maria Vega, yeux vitreux et lèvres qui pendent m’a dédicacé une affiche avec « Pour mon petit chaton, je ne t’aime pas », j’ai décidé de renier les chansons où le texte n’est pas un enchainement constant de « baby danse move your body love you trop fort encore fuckin’ bitch », je ne suis que déception envers ces artistes qui ne m’aiment pas. Dernière ligne droite avant le concert de Dodo Caca, Sidaction, samedi soir, 4bis, les badges, les tickets et les affiches sont plus beaux que Paris Hilton à poil, je vous le zassure.
[GIRLY] Sinon je suis à la diète histoire de pouvoir regarder mes photos de vacances d’été sans boîte de kleenex à côté de moi, le plus gros problème ? C’est honteux à avouer. Non vraiment. Mais c’est de se limiter en soirée. Sachez, jeune boudin, qu’une pinte vaut 4,5 points sur ton putain de régime Weight Watchers, c’est des coups à mourir meuf, des coups à crever dans ta couenne comme une souillon, surtout si comme moi tu es une sédentaire qui prend toujours le bus et le métro (oui, on a un métro à Rennes. Une ligne. Mais ça reste un putain de métro couillon). [/GIRLY]
Aimez vous les uns les autres, et par dessus tout, n’oubliez jamais que la tartiflette c’est pêché.

Ouais, j’ai mis une fausse barbe à Maïté, je lui ai fait une chemise immonde, qu’est-ce qu’on se marre les copains., je suis drôle ahah tout ça. Maintenant, choisis ton camp :
Camp d’extermination : « Oh mon dieu cette meuf est tellement immature han, j’veux dire, elle cherche la simplicité mais au final on se retrouve dans un carcan complètement analgésique qui frôle la léthargie constitutionnelle j’ai envie de dire, enfin je pense que tu vois trop à quoi je pense, quand je regarde ça, j’ai un espèce de malaise qui prolonge l’hypersensibilité ambiante selon des codes très précis, semblables aux règles du bilboquet de la vie.. »
Camp Ping : « Oh mon dieu, cette meuf est un génie, tu penses qu’elle couche si je lui donne une merguez ? ».
Camp tarreteratu : « Du déjà vu tout ça, tu es comme un serpent et sa peau, faut que parfois, tu renouvelles ma vie, sinon tu deviendra jamais community manager comme ton pater. »
Camp Pagnard : « Crévindiou *rofl* la petiote elle sait s’ty faire avec la manipulade du verbagion dam’ ! Plend donc une bonne bouchée d’aioli avec ton pinard tu m’en diras des retours de nouvelles d’avis ! »
Camp Gourou : « Zboïng, zboïng, zboïng, zboïng. »
Sandwich parisien.
Mon Dieu, je suis incorrigible, et pourtant mon aimé, je reviens avec un tas de trucs supers intéressants à te raconter. A croire que moi aussi, ma vie est tout à fait fascinante. Laisse moi te conter (excellent râpé sur des coquillettes) cette merveilleuse aventure qui m’est arrivée. Vous n’êtes pas sans connaître, sauf les gens qui font du handball, la rue St Michel de Rennes, vulgairement appelé « rue de la soif » par les pochtrons les plus confirmés, y compris moi, je n’en suis pas fière. Démerdez vous pour récupérer des sandwichs invendus (mais frais quand même, soit pas bâtard) dans une association, n’importe quoi, évite juste celles qui militent pour la recherches sur les maladies orphelines, et distribue les dans la rue comme un gros hippie vers minuit, avec un joli sourire et un petit spitch car tout débutant doit savoir qu’il faut se vendre avant de donner des trucs gratuits, l’être humain n’en a plus l’habitude. Je cite donc :
« Bonjour, on fait partie d’une association (mon cul) et on a des sandwichs en rab’, alors au lieu d’aller payer 5€ pour un kebab fait avec de la viande de teckel artificielle, on peut vous en offrir blablabla gratuits blablabla j’veux dire, frais, au lieu de jeter, poil au pied etc.. ». A ces mots, le poivrot ne se sent plus de joie, il ouvre un large larfeuille, et fait tomber votre proie. Le requin (moi) s’en saisit et dit : « Mon bon monsieur, apprenez que tout flambeur vit au dépend de celui qui le nourrit, merci de payer ma soirée, l’ami ». Ça dépendra des moyens, de vingt centimes à 3€. Ne perds pas espoir, marrot, et fonce dans les animaux, trouve LE boulet bourré, prépare tes atouts, et dans une logorrhée, va t’en chercher ton sou. Attends qu’il te touche en perdant l’équilibre, t’écrasant les babouches et éructant son cidre pour ensuite lui assener une remarque justifiée de fille outrée qui le fera culpabiliser: « Excuse moi mon brave, toi qui sort des bistrots, bois donc de la goyave et maîtrise ton égo. Je veux bien te nourrir avec sourire et gentillesse, mais rend moi ce plaisir, ne gâche pas cette ivresse, lâche donc ma guibole, sinon je crie « au viol ». Le couillon, certes désemparé, s’excuse à genoux, et te tend son billet. Vexée tu hurles, « JE NE SUIS PAS UNE CATIN, RAVALE CETTE ARGENT, NE FAIS PAS LE MALIN ! ». Insistant de plus belle, le larron s’enquiquine, te dit « fais pas la tapette, si tu refuses, je t’assassine ». Un peu embêté certes, mais voyant l’occasion, tu montres ton dentier, t’empares du bifton et pense intérieurement comme une grosse souillon : « Merci copain, je t’offre cette baguette, je boirai mon champagne en pensant au malheur que tu auras, au réveil de bonne heure, tu me détestera. A l’heure où tes nausées, de plus belle commenceront, mes copains et moi, nous nous encanailleront. »
N’oublions pas qu’ici, les êtres ivres morts seront toujours nos amis.

Boring.
Il y a des moments où vous êtes obligés de vous occuper sévèrement histoire d’oublier quelque chose, de dégager quelqu’un, un évènement, une pensée de votre tête sous peine de devenir cinglé. Etant donné que j’ai la colonne vertébrale en mikado, la seule occupation sportive à laquelle j’ai le droit demeure le barbotage au milieu d’un pédiluve, mais je pense sincèrement que faire une dizaine de longueur me remettra les compteurs à zéro et feront définitivement comprendre à mes poignées d’amour rebondies que non, désolée, ça ne peut vraiment plus durer entre nous, bordel à queue. J’ai dormi 14h, histoire que le temps passe plus vite mais rien à faire. A l’idée de remplacer mes journées par du temps qui passe, l’amertume déménage dans chacune de mes papilles. Et j’en veux à beaucoup pour des raisons stupides. Je multiplie les projets, travail, permis, Bulbe, mais au final je me rends compte que c’est sans doute la ville qui pose problème, une fois encore. Je feuillette les annonces d’appartements à Bruxelles comme une gamine le ferait avec un catalogue de jouet pendant les périodes des fêtes, je m’imagine au milieu des chambres à tout déménager, à me dire qu’enfin j’ai la chance de pouvoir tout recommencer, et ça me fait un putain de bien.
Je fuis à Paris pour une réunion préparatoire au boulot. A priori je retrouve le meilleur copain du monde, celui qui au bout de 5 ans d’amitié précieuse ne sait toujours pas en quel mois ni en quel année je suis née, celui qui fait le meilleur café du monde, celui qui sent bon et que j’aime d’amour, qui boit du whisky comme papy le faisait avant de me fracasser le crâne à coup de chien de fusil, j’ai nommé Guillaume.
Je cherche la pièce maîtresse de mon futur appartement, soit un truc qui s’apparente à cette merveille de la nature :

Le charmant monsieur.
Il m’a tendu ses clefs, me faisant comprendre que c’était avec moi qu’il voulait vivre cette expérience, m’a fait monter dans sa voiture, caressa son crâne chauve martiniquais, un sourire en coin et mastiqua sa nicorette de plus belle quand il répondit à mes questions. L’odeur est suave et masculine, il m’invite à me déshabiller sur la banquette arrière et me dit d’avoir confiance, qu’il est là, que tout se passera bien si je crois en lui, si je crois en nous. Il m’explique ce qu’il va se passer, vu que c’est ma première fois, il est possible que je me retrouve face à des difficultés douloureuses. Le ton est paternel, protecteur, doux mais autoritaire. Je comprends très vite que je n’ai pas le droit à l’erreur, sinon tout se finira aussi brièvement que tout a commencé. Je sais que c’est l’homme d’une parcelle de ma vie, je sais qu’il me guidera, que je sortirai grandie de notre union et que son apprentissage m’aidera pour le restant de mes jours. Il est celui que je cherchais depuis des années. Il est grand, fort et musclé. Il est l’aimé, mon guide, mon führer. Dans son automobile d’école, il est bien fier, mon moniteur.
Carré putassier, j’ai la nuque dégagé. Un kilo cinq de cheveux jonche le sol comme un scalpe barbare. J’ai pas pleuré mais j’ai l’impression d’avoir été excisé. Des putains de lambeaux de ma vie sont sans doute en train de matelasser une paillasse indienne. Comment ça je fais un patacaisse pour des cheveux, connard ?


Sinon pour les rennais, mon affiche pour le sidaction ressemble à un truc du style :

Vous pouvez la trouver un peu partout quand vous faites la vidange dans les bars de la rue St Michel, à OCD et je sais pas où de toute manière c’est pas mon taf, mais ça promet d’être sympa alors passez faire keukeuw.
Folie bergère..
Alors que je tente de fuir la France, j’apprends tout juste que mon adoré président décide de me coller au cul en se déplaçant ici même, à Bruxelles. Je ne suis que dépression. Il est vrai que je vous délaisse tous un peu en ce moment, mais je goûte aux véritables plaisirs qu’offre la Belgique, comme les poulycrocs, ou les TD (thé dansant = beuverie étudiante massive où tout le monde piétine son vomi en chantant du Manau) . Je suis maintenant officiellement pré-inscrite dans la plupart des écoles qui m’intéressent, je squatte avec force et fracas le lit d’un monsieur qui ne sait plus quoi faire et qui du coup préfère dormir le jour pour ne pas avoir à me regarder dans les yeux (je plaisante hein, couillon). Beaucoup de choses qui se sont passées ces derniers jours, j’ai perdu mes lunettes suite à une alcoolémie supérieure à mon Q.I, j’ai découvert des blogueuses risibles, je me suis faite ridiculiser devant 60 personnes en me faisant appeler « rayon de soleil » par un employé de la communauté française complètement allumé, je n’ai pas vomi et j’ai cuisiné pour 7 types affamés qui piaillaient comme des bébés saumons.J’ai aussi trouvé du travail, normalement, si je ne suis pas encore tombée sur un cinglé.
Et puis entre nous, je vous avoue avoir l’impression de ne poster que de la merde sur ce site ces derniers temps, simplement parce que j’ai la tête à 200 bornes, beaucoup de projet, un changement de lieu et de mode de vie qui commence et du mal à tenir en place. Je vous promets de la « qualité » Michou boucherie Halal d’ici quelques jours, mais la vie va tellement vite quand on a 18 ans n’est-ce pas ?

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